Une photo du jour

Bamsou en mauvaise posture ?... mouai non ! en stage SIV !

Vous avez une photo sympa ou originale à montrer ?
Envoyez là à un des vizirs, on la mettra ici quelques jours et plus...

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Vendredi 29 septembre 2006

Ouaip, ben y'a des jours comme ca, on croit qu'on va faire un super vol depuis le Pic, voir meme un cross, et puis... on fait 20min de vols, ou a peine plus.

Le parking parapente de St Ser était donc plein à 10h30 ce matin. Eric et Thierry sont là, et pas mal de tetes inconnues aussi. C'etait comme ça aujourd'hui, il y avait meme des visiteurs venus d'un club d'une lointaine contrée: Signes, oui Madame. La météo annoncait qques entrées maritime. En effet, on ne voyait pas le sommet !

Arrivés au col des portes: les nuages defilent vite plein sud, trop vite ? Bizarre, depuis St Ser, il semblait ne pas y a voir de vent. Aller, on y va quand meme.
Au déco, Sylvélie, Yan et un autre type décollent: il arrivent aux nuages (dont la base est montée) super facilement, avec 200m de gain mini. Eric s'empresse de décoller, je me prépare derriere lui. Pas de chance, ca tombe, les 4 voiles se retrouvent à ras-da-da. J'attend un peu, Sylvélie remonte bien. Je decolle, et je passe 30min a zeroter entre le Pic et le Bayou des Vepres, la Sainte est presque completement dans l'ombre des nuages, je pars chasser les zones ensoleillées vers l'ouest, sans succés, ce sera donc le chinois comme atterro du jour. Georges, qui était Cengle vient me recuperer (merci bien!), on retourne a St Ser. Et là, que voit-on: au moins 4 voiles (dont Thierry) en train de faire le plafond, les gars et fille de Signes se regalent, arghhhh...
Eric n'en peut plus, moi non plus, il est 14h, on se decide a ne pas en rester là, on part a l'ouest, la Sainte est a nouveau au soleil. Georges choisi de decoller du déco Sud, Eric et moi sommes décidés pour l'Escalette. Sur place, une voile, et on entend un ronflement: Jean-Luc fait la sieste tranquille sous un buisson. 15h30, je n'en peux plus, il faut que je sois a l'atterro a 16h, je decolle dans un tout petit Ouest, virage a droite, et ca monte facilement sur Costes Chaudes, surprenant ! Demi-tour, coté Sud, ca monte aussi très bien, je lève la tète: un gros noir, verticale la Croix ! Voilà pourquoi ca monte. Les autres décollent (Jean-Luc, Eric, Bamsou). Un type décolle depuis le Pas du Berger et rentre dans le nuage. Je pars poser avec regret, en repassant au dessus de Georges, toujours en attente de la vague... Alors, Georges, tu as pu décoller ? Eric, ce gros noir, il aspirait jusqu'au Pic ?

Et le club de Signes, ca vous a plu ?

Qques photos de cette journée bien surprenante.

Quand faut y aller, faut y aller

Casse-croute au Pic. Remarquez le complement au Pénilex, dévoilé par Eric, sans doute l'arme secrete de ses prochains cross (tache blanche a son pied).

Top moins 1min pour Sylvélie.

Entrées maritimes...

Le plafond monte.

Alors, tu tires ou tu pointes ?

Atterro au Chinois, arggh, maintenant y'a du soleil...

Nouvelle figure accrobatique inventée par un membre du club de Signes, appelée le "baiser". Ils sont forts ces gars là.

A l'ouest, ca volait donc super en fin d'apres-midi, Jean-Luc s'éclate.

Aller, on attend vos commentaires.
a+ Lionel

PS: merci a Thierry pour la navette au col des portes.

par lionel publié dans : DESCRIPTIONS des Vols et/ou Elucubrations
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Vendredi 29 septembre 2006
                        JEUDI 28 vol du Pic.

Hier, malgré des plafs honorables, 2032 m et du +5.2 intégré sur 15 '',le départ en cross semblait voué à l'échec car derrière la Ste ça n'avait pas l'air très porteur.
A t'on manqué d'audace et de détermination ? peut être, nous n'étions pas nombreux et ma radio est tombée très vite en panne de batteries.
Béa a de nombreuses fois décalé en face nord sans jamais se décider, Ingmar en essai de la U3 d' Aircross s'est balladé très haut à grande vitesse, quant à moi après être allé à la Croix et m'être refait au niveau du Baou de Vespres, je suis allé poser au Puit d'Auzon pour récupérer la bagnole au col des Portes.
Sur Rians et plus au nord sur Valensole, c'était dans l'ombre avec un voile nuageux, seule la Ste était à peu près dégagée.
J'ai pourtant repris quelques bulles avant de poser, mais franchement je n' y ai pas cru.
Qu' ont fait les pilotes aujourd'hui (je pense à Lionel et à Vincent qui devaient monter au Pic).
Même si ça c'est dégagé en fin de journée, ce matin ce n'était pas top !!!
Quelques photos de notre bonne vieille Ste : longue vie à elle .....
par Loïc publié dans : DESCRIPTIONS des Vols et/ou Elucubrations
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Jeudi 28 septembre 2006

 BONJOUR A TOUS , je me permets de mettre en ligne l'article d'Alain Barriere , pilote d'Oraison, ( article qui m'a été envoyé par l'exellentissime  pierre Corne )

en gros ,ce qu'a tenté Alain représente pour moi le rêve ultime du parapente , se ballader de montagne en montagne ,libre comme l'oiseau .

olivier bams .

voici donc son récit :

Salut a vous tous, adorateurs du vol bivouac.

 

C'est avec regrets, que je viens vous annoncer l'abandon de ma route Oraison/ Mont- Blanc en vol bivouac sans assistance.

En effet, tout était bien parti en ce dimanche 10/09, certains pensant que ce n'est plus une période pour partir en bivouac, mais j'aime les gros défis.

Donc, dimanche 11h30 au déco d'Oraison et prêt a partir pour ne pas perdre le créneau, attente jusqu'à 14h30 avant de prendre le gros thermique qui va me monter jusqu'à 2200 verticale Entrevennes, puis 2600 sur le Cousson traversée vers la bigue.

 Là petit plein à 2400 au dessus du pilon et passage en plaine vers le Meylan très bas dans les marnes( beuh! j'aime pas c'est marnes, j'avais tapé là y a deux ans lors du bivouac avec Pierre) donc je me refais péniblement ; direction Cluchette petit plein et je fonce sur le Trainon.

 Là il pleut sur les Monges et Jouerres, tout est bouché donc je file vers le pilon en falaise Sud tout a l'ouest pour pouvoir passer et basculer vers le Rocher de Hongrie, il est 18h et plus rien ne donne, donc je décide de poser au sommet pour éviter de marcher et ainsi redécoller avec l'Est annoncé pour lundi.

 

lundi 11/09.

Excellente nuit, mal de crâne mais vu superbe sur la vallée en brume.

Départ, 11h30, 1er thermique grand Trainon et 1h d'attente sans rien prendre puis "le gros thermique " passe et m'enlève ( 2 gars qui venaient d'étaler leurs ailes  n'ont pu voir que la couleur de la mienne,même pas l'inscription d'Advance); donc plein a 2650 dans le cum et me voilà partir direct vers la Malaup, direction la Motte du Caire; là encore un plein pour essayer de passer par St Genis mais trop de vent dans le couloir de Chorges, donc je continue ma route  direction petite Ceüze et Ceüze et là je me dis encore Pic de Bure et bien non, il était bouché jusqu'au bas des falaises;

 Ciel chargé noir de Lus jusqu'à Embrun, donc en tout désespoir de cause, je pose a Veyne; j'ai eu l'impression de tourner en rond, pour peu que du nord rentre et je faisais la boucle en posant à Oraison, on appelle ça un quadrilatère en Cfd.

De là, stop illico vers Serres et Beaumont, le seul soucis a 5h du soir, "qui monte la haut a cette heure ci, personne" alors a pince j'ai mis 4 bonnes heures un truc de fou mais j'ai finis la dernière longueur au petit matin avec les chèvres, que je voulais attraper pour en boire le lait mais elle m'a regarder d'un sale oeil, me disant " trace ta route".

Donc poursuivant mon ascension, et vu le vent qui soufflait dans les sapins, je compris très vite que ce serait très chaud aujourd'hui pour décoller.

effectivement, durant la nuit ça c'était levé et toute la matinée ça ronflait par rafales et moi avec mon aile surtoilé j'ai pas le droit a l'erreur pour peu que je passe derrière donc j'ai attendu 12h 30 avec des pointes moins soutenues mais rafaleuses avec une balise a Laragne qui donnait Sud-est 25/35 alors ici avec l'accélération falaise c'est pareille sinon plus a mon gout, donc je me prépare, me concentre , le barreau déjà au pied et là sortie de déco, une demi voile avec amorce de retour falaise cote droit, mais tjrs bien elle réouvre et je m’éloigne perd du gaz et longe jusque vers le bout de Beaumont en direction de Laragne, et au bled de Trescleoux, a 10 m sol là rien pu faire trois quart de voile sous les pieds cotes droit et boom, " le rat de labo " légèrement sonné mais tjrs vivant, je me sors bien et juste avec un hématome cuisse droite et petit fessier ma sellette a pris le reste et une bouteille d'eau éclatée; de là je boite et donc je rentre au bercail de toute façon vu la météo, je n'aurait pas été loin; a retenter.

Je reste déçu pour le reste mais heureux de la boucle de début.

 

ps: dés que j'ai des photos, je vous les fait parvenir.

Amicalement Alain .

par olivier Bams publié dans : DESCRIPTIONS des Vols et/ou Elucubrations
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Mardi 26 septembre 2006

Bonjour,

Ce week-end devait avoir lieu la Coupe ICARE.

La météo a-t-elle permis son déroulement ?

  dragon géant ? A-t-il pu décoller et voler avec ? Y a-t-il des photos au déco et/ou en vol de cet objet volant tout à fait extraordinaire ?

Amicalement et bons vols.

Marc Lassalle

Pour voir des photos :

http://www.coupe-icare.org/jerome-sarthe.html                          ( Raymond)

 

http://www.murblanc.org/parapente/coupe-icare-2006/             ( Béa )

 

Article vidéo du journal télévisé :

vous pouvez voir le JT de20h de France2 de dimanche sur:

http://jt.france2.fr/20h/?start=0&jt=0

il faut alors remonter à une "edition précédente", c'est a dire celle de dimanche, et aller clicker sur la droite sur le sujet du reportage (sinon vous devez vous taper tout le JT !...):

La coupe Icare, avec les pilotes de parapente 20h28m04s      ( Lionel )

 

Mis en ligne par Raymond

 


par Marc Lassalle et Raymond publié dans : INFOS CLUB STE VICTOIRE
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Dimanche 24 septembre 2006


TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LA BLONDE DU COL DE LESCHAUX ........ ET QUE VOUS N'AVEZ JAMAIS OSÉ DEMANDER .


Il fait mauvais, ça ne vole pas, alors c'est parti pour une histoire.....

Bien des choses ont été dites sur cette affaire, il est temps maintenant de rétablir l'exacte vérité....

Je tiens à préciser que les personnages de cette histoire sont réels et que les faits se sont bien déroulés comme je vais vous le raconter, l'interprétation que j'en fais n'engage que moi....


Or donc, ce dimanche 23 avril,sur le coup des 14 h00, nous revoilà toute la joyeuse bande (Béa, Bamsou, Eric, William, Bressou et mézigue) au départ du col de La Forclaz en quête de notre saint Graal :


Le Grand Tour des Bauges...


Après s'être fait copieusement tarté( expression fétiche du Bamsou pour dire que les conditions sont excellentes) sur le Lanfonnet et les Dents de Lanfon, nous voilà en transition sur le Roc des Boeufs.

Béa, Eric et moi même arrivons très bas, niveau sous sol, à la limite des champs pour poser.

Le Bressou lui est au premier étage, un peu plus confortable, quant au Bamsou qui est parti de plus haut sur les Dents, il est au deuxième niveau, en sécurité ....

Tout le Roc est plongé dans l'ombre des cums qui se forment plus haut.

C'est alors que commence un combat qui va durer une bonne demi heure pour tenter de s'extraire de là.

Il n'y a pas de brise, que des thermiques anémiques qui nous montent d'une dizaine de mètres puis nous lâchent subitement....et comble du désespoir d'autres pilotes partis eux aussi des Dents arrivent sur nous comme des chiens dans un jeu de quilles.

A ce stade, la situation peut de résumer ainsi : « Trop de monde, dans trop peu d'espace et avec de trop petites conditions... ».

On est limite non respect des priorités, et dès qu'un pilote enroule un pet de mouche, c'est la ruée sur sa bulle.

A ce petit jeu nerveusement éprouvant, certains jettent l'éponge et vont poser, nous on s'encourage sur notre fréquence, chacun s'accroche à sa position sans rien lâcher.

A un moment, le Bamsou qui est parvenu au niveau de la première ligne électrique nous nargue :

_ « Dites les gars, ça doit pas faire bon d'être là où vous êtes....moi j'dis ça parceque...... »

Là je craque et je prends le micro :

«  Espèce d'enfoi...., attends que je remonte. »

Alors il me sort la réponse qui tue :

« Dis donc, t'as pris un sacré risque en lâchant la commande pour me répondre !!! ».

C'en est trop !!!

Le soleil réapparaît, le Bressou chope une bulle et remonte, j'en chope une moi aussi et on débouche enfin au dessus de la crête.

C'est alors que le William qui avait tranquillement patienté sur les Dents nous passe bien au dessus de la tête : sacré Willy, c'est qu'il a du métier le bougre....

Plus on se rapproche de la base des nuages, plus ça tire.

Alors qu'on franchit la deuxième ligne électrique, on entend le Bamsou pleurer sa mère à la radio : _ «  Je viens de me prendre du +8 et trois cravates au bout du Roc des Boeufs, je rentre sur La Tournette. ».

J'essaye de le convaincre de nous attendre mais rien n'y fait, il est déjà en route.

Au bout du Roc, à 2550m, une rue de nuages mène directement sur la Margériaz.

Le Bressou est déjà dans la transition, quant à William il est à un thermique derrière moi.

A mi chemin, toute la Margériaz passe à l'ombre, Olive se fait piéger et tente de se refaire en vallée sur les plans d'eau de Lescheraines, j'arrive au niveau de la petite barre rocheuse, gratte au relief mais ne trouve rien, en désespoir de cause je file en vallée rejoindre Olive, je prends quelques petites bulles, pas assez pour me refaire.

Trop bas, il faut aller poser du bon coté de la vallée, près de la route principale.

Le Bressou me rejoint et pose à coté de moi, on sort de nos sellettes, et là le soleil revient, ça chauffe de suite, on enlève la combi, et devinez qui on voit au dessus de nous en train de raccrocher la Margériaz ?......le William !!!

Il était resté à l'agachon sous son nuage au bout du Roc en attendant que la vallée repasse au soleil, et ouais, ça fait partie de la stratégie du vol tout ça !!!

Je l'encourage à la radio : _ « Vas y t'as fait le plus dur, accroche toi et c'est tout bon... »

Mais par convivialité et parce que le Stop dans les Bauges, il n'y croit pas du tout, il vient par pure amitié poser avec nous.

Je suis assez lent au pliage, et quand je finis de boucler mon sac, il n'y a plus personne sur la route, tous deux ont déjà été pris en stop.

Je leur ai donné la direction à prendre, pas de souci, il savent où aller.

Je suis moi même assez rapidement pris et on me dépose au col de Leschaux où je retrouve mes deux compères.

Accolades, congratulations : vous voyez bien que ça marche super bien le Stop dans les Bauges.


William qui n'y croit toujours pas décide de partir devant : à trois au même endroit, selon lui, on a peu de chances d'être pris...

Le Bressou, un peu plus fainéant et surtout plus lourdement chargé s'éloigne un peu de moi, histoire de faire croire qu'on est pas ensemble.

C'est alors qu'arrivent en même temps deux voitures face à face au carrefour du col.

Du Semnoz descend une Clio conduite par une Blonde, de Bellecombe débouche une berline familiale conduite par un couple la cinquantaine.

- « La Clio, la Clio ... », me crie le Bressou dont l'oeil exercé pourrait repérer une femme à des lieues à la ronde.....

J'hésite, je pencherai plutôt pour la berline coté place pour mettre les sacs de parapente.

Je tends le pouce au hasard et c'est la Clio qui s'arrête, je m'approche .

_ «  Bonjour, vous n'iriez pas par hasard en direction d' Annecy. » dis je en rangeant mon panneau Parapente retour voiture.

_ « Pas de problème » me dit d'une voix d'hôtesse la charmante conductrice dont la robe fendue laisse entrevoir.....euh !....je m'égare là, revenons à nos moutons.

Justement, y' en a un qui par l'odeur alléché rapplique avec son gros sac de 22 kgs.

Je regarde de nouveau la Blonde :

_ «  Est ce qu'il y aurait aussi de la place pour mon collègue... »

Et toujours la même réponse langoureuse :

_ «  Ca ne pose aucun problème...... »

Le regard de la Blonde croise celui du Bressou, son visage s'éclaire, il rougit, se confond en remerciements, balbutie des mots incompréhensibles, il est déjà sous le charme.....

C'est alors que j'aperçois William en train d'avancer, les vieux ne l'ont pas pris.....

Je regarde la Clio, Olive a mis son sac dans le coffre et s'apprête à monter, alors je tente le coup :

_ «  Dites moi, j'ai encore un autre collègue un peu plus loin, ça ne vous dérangerai pas de........ »

_ « Sans aucun problème.... » susurre la voix chaude de la Belle à la chevelure de Feu..... 

NB : la photo est contractuelle : degauche à droite en bas de l'image on reconnait sans peine William tout heureux de ne plus avoir à marcher, le Bressou au second plan dont on n' aperçoit malheureusement pas les mains balladeuses, ma pomme en plein extase, et bien sûr notre conductrice ( ce genre de filles,c'est monnaie courante dans les Bauges et ça n'a rien d'exceptionnel, les baujues sont toujours habillées comme ça, c'est leur costume traditionnel ).

                                                                                                                                    


On embarque donc le William surpris que l'on puisse tenir à quatre dans une Clio avec trois sacs de parapente et deux airbags de folie coté conducteur.....

La porte se referme, William a pris son sac sur ses genoux, le mien est entre Olive et moi, on entend alors le déclic de la condamnation centralisée des portes......

Le regard de la Blonde se fait pénétrant, du style grand méchant Loup qui dirait :

« Tiens les voilà les trois petits cochons, ils sont à moi, maintenant, par qui vais je commencer en premier : naf-naf, nif-nif ou nouf-nouf ?.... ».

Le silence s'installe et se fait de plus en plus pesant, je me racle la gorge, il faut à tout prix que je parle, cet huis-clos devient oppressant....

Dans le rétroviseur intérieur, la Blonde lance des regards de braise au Bressou, il est rouge et transpire à grosses gouttes malgré la clim qui tourne plein pot, il a du mal à soutenir ce regard «  qui en dit long sans vraiment le dire....non moi non plou yé né pas sanzé..... ».

Et puis cette manie qu'a notre conductrice de passer en quatrième puis de rétrograder en troisième, et cette boite à vitesses qui craque sans cesse et le William qui ne dit rien....

Je n'y tiens plus :

_ «  Euh....en fait, on ne va pas à Annecy, on a laissé les voitures à Planfait, et je connais un raccourci pour rejoindre St Jorioz, si ça ne vous dérange pas...... »

Et là, la réponse que l'on rêve tous d'entendre et qui vous laisse sans voix :

_ «  J'ai toute l'après midi devant moi, personne ne m'attend, je n'ai pas d'horaires, je suis entièrement disponible.... ».

C'est alors qu'on a pris la petite route d'Entredozon qui permet de rejoindre St Jorioz sans passer par Sévrier, et je n'ai pas arrêté de parler.....dans le rétro intérieur, la Blonde me transperçait de son regard, le Bressou était dans un état second proche du Nirvana, la boite à vitesses n'arrêtait pas de craquer et William poussait des petits: « oui ! oui !» de temps en temps.

J'avais l'impression que si je m'arrêtais de parler, la Blonde allait donner un coup de volant pour s'engager dans un chemin obscur, tirer le frein à main, couper le moteur, et là, nous ne pourrions plus répondre de rien...... nos natures bestiales allaient se déchaîner et.......


Finalement elle nous a tout bonnement déposés à St Jorioz, la séparation fut très difficile, nous n'arrivions pas à détacher nos regards du sien :

le Bressou ne s'en est jamais remis, le William rêve de rouler en Clio grise, quant à moi, tous mes cross s'arrêtent désormais au col de Leschaux où j'attends inlassablement que le miracle se reproduise.....

Bon d'accord, sur le coup, après son départ, on se l'est joué macho :

_ «  Ouah !!! la vache, t'as vu la Blonde, la cote qu'on avait avec, c'est à dire que trois beaux gosses comme nous, c'est pas tous les jours qu'on tombe dessus comme ça, hein, puis faut dire qu'elle était pas farouche pour un brin, elle n' aurait pas reculé devant la besogne..... ».

Bref, des trucs de mecs qui veulent sauver la face, mais son regard troublant hantera pour toujours le fond de nos coeurs et la vision de son « perfect body » nous fera passer plus d'une nuit blanche........ .......bon, là j'en fais un peu trop, ch'uis en plein dans le style Kleenex....


Pour finir, William est à nouveau parti devant à St Jorioz ( lui, il ne peut pas faire du Stop sans marcher ) et deux minutes après, il nous a dégotté un camping-car super luxueux où nous nous sommes installés autour d'une table.

On n'a pas osé demander qu'on nous serve une bière, faut pas pousser, on est des mecs bien élevés, et en fin de compte, on est arrivés pile poil devant nos voitures sans courbatures aux mollets.



C'est ainsi que s'achève cette histoire, tout ça pour vous dire que le Stop dans les Bauges, c'est une merveilleuse aventure à tous les coups.......


 

PS : notre charmante conductrice le matin au réveil après une soirée Diots aux vin blanc le tout arrosé de patates au lard ........( on ne nous voit pas sur l'image, on est parti discrètement alors qu'elle ronflait encore )



par Loïc publié dans : DESCRIPTIONS des Vols et/ou Elucubrations
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