Ce samedi 1er Décembre, on se retrouve à 7 à vouloir se fatiguer : Serge notre guide chéri, Jean-Marc, Marc, Jean-Marie, Jean-Philippe, Philippe, et Pierric…
On abandonne l’idée d’aller dans le Dévoluy, car la météo annonce du 30km./h vers 2500m. forcissant l’après midi. J’ai eu tort et Serge raison car le vent était moins fort, nord-est le matin et
ouest l’après midi.
Serge nous propose le Cousson (1516m.)
, situé au dessus de Digne le matin et le soir le Pic de Couart (1988m.)
derrière Digne à côté d’un charmant village :
Archail. Soit près de 1900m. en deux vols, mais seulement 1400m. avec nos pieds.
Après une magnifique route dont la haute Provence a le secret, on arrive en voiture à Entrages (1000m.), village perdu aux maisons retapées par « les gens de la ville ».
Tout est calme, automnal et ensoleillé.
Une marche d’à peine 500m. de dénivelée nous emmène à une petite chapelle extraordinaire (St. Jean-Baptiste) construite sur un promontoire vertigineux au-dessus de la vallée de
Mézel et de la route qui va à St. André.
On se dit que ça va le faire : le temps est calme, on va découvrir un nouveau vol, la montagne est belle !!
Arrivés au décollage, comme vous le voyez, le vent n’est pas violent mais arrière :
qu’à cela ne tienne, on vole derrière et on fait le tour de la montagne pour aller atterrir sur le terrain de foot du
stade de Digne. Digne jouant contre le Barsa ce jour là, le stade était vide….Il fallait juste faire le centre du terrain .
D’autres ont atterri dans le lit
de la Bléone qui n’est pas très grosse en hiver.
Comme souvent, et parce qu’évidemment il avait déjà fait ce vol, Serge se sacrifie pour voler sur Entrages et redescendre la voiture.
Comme un paralpiniste aux petits pieds n’a pas d’estomac, mais uniquement le vol montagne en tête, nous repartons sans manger à midi vers un autre hameau caché, retapé et
tranquille : Archail (1000m.). Il faut sonner une clochette d’église pour se faire ouvrir le bar, d’ailleurs fermé à cette époque ! Dommage…. Mais il ne faut pas perdre de temps, on a
1000m. à monter dans une montée raide sans chemin : fastidieux.
Heureusement, nous avons la surprise de faire détaler une vingtaine de chamois bien gras surpris eux aussi de voir des gens gravir des trucs aussi raides et aussi paumés.
Arrivés au sommet,
nous ne sommes pas au bout de nos peines : il nous faut encore contourner le pic pour avoir le bon vent. Mais là, un déco de rêve, dans une combe bien pentue face au vent d’ouest. On est
crevés et on étale tous fébrilement : il se fait tard, et le vent tombe.
Pas question de descendre à pieds ou de ne pas atteindre l’attéro… Mais la montagne encore une fois nous
rend bien la fatigue de la montée :un vol au soleil couchant magnifique et calme, un attéro près des troupeaux encore dans les champs tellement il fait encore beau…
Les paralpinistes aux petits pieds.
Superbes vols, çi joint une vue du Pic de Couard sur Google Earth.....avis aux crossmen et crosswomen, c'est là qu'il faut aller l'an prochain !!!.....
en partant de la Sainte bien entendu.....
A vendredi
Loïc
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