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Publié par VIZIR

Bonjour à tous,

Il y a eu un accident hier soir à l'ouest. Gilbert OLIVE qui avait décollé de l' Escalette  après 18h, s'est fait reculer sur Costes-Chaudes  et est passé derrière la crête dans le rouleau. Il a une jambe cassée, le bassin et une vertèbre fracturés et se trouve à l'hôpital d' Aix actuellement où il vient d'être opéré.

A  18 h 45  hier ,je reçois un appel de lui sur mon portable, j'étais sur l'autoroute vers Aix. Il me dit qu'il est blessé et me donne sa position. Je téléphone immédiatement au 112 pour signaler l'accident et déclencher les secours. Gilbert le fait aussi de son côté.
Je rentre chez moi et passe encore un coup de fil aux pompiers: les secours sont en route. C'est vrai que c'est dimanche soir et qu'ils sont débordés.
Un peu plus tard, je reçois un appel de Manu, le pilote qui, ayant assisté au crash est monté depuis le déco de l' Escalette et a assisté Gilbert qui était assez mal en point jusqu'à l'arrivée de l'hélico.On peut le remercier de tout ce qu'il a fait hier. C'est vrai qu'il est monté tout seul. Il y avait un autre pilote au déco qui a décollé un peu plus tard ... Quand Manu est redescendu au déco il y avait d'autres pilotes arrivés qui n'étaient pas au courant de l'accident et Manu s'est un peu énervé. Il faut le comprendre car il a fait le maximum tout seul est  a eu le sentiment que les autres pilotes ne se préoccupaient pas trop de ce qui était arrivé à Gilbert.
Sans doute qu'il y a eu un malheureux concours de circonstances : les pilotes en l'air étaient au Sud sur la Croix et certains n'ont rien vu  du tout. Marc  Decanis qui était revenu au-dessus du blessé a  essayé de se faire descendre en 360 mais c'était  assez malsain et il n'est pas arrivé à bien voir. Pas de radio! Je ne sais pas si Gilbert et  Manu en avaient une, car ils auraient pu  signaler la gravité du carton.Au moins prévenir ceux qui sont arrivés au déco et qui n'ont pris conscience de ce qui s'était passé qu'à l'arrivée des pompiers.
Presque tous les pilotes présents hier m'ont téléphoné ou envoyé des mails pour raconter. Ils se sentent désolés mais n'ont pas toujours pu agir par méconnaissance de l'accident.Je pense que s'ils l'avaient été ils auraient été plus solidaires et je ne remets pas en question le bon esprit de notre club.
Pour l'aérologie du jour, j'attends vos commentaires mais je n'étais pas là pour voir.Il y avait du sud depuis Salon avec des entrées maritimes et ça devait accélérer grave dans le cirque des Costes-Chaudes. 

Gilbert aurait-il pu éviter le piège ? 

Je voulais simplement  rappeler à tous que :

-Il faut se méfier de la routine : Un vol à l'ouest est souvent considéré comme le " ptit vol du soir" tranquille où on fait toujours le même circuit ou plan de vol. NON!  Il faut se méfier des changements aérologiques ( entrées de sud ou renforcement  de l'ouest ou entrée de nord-ouest...) Donc réfléchir à ce qui peut se passer par rapport au relief. mais je le redis, hier je n'étais pas en l'air et j'attends des témoignages.

- Penser à avoir son téléphone portable allumé et une radio : ça sert pas qu'à tchater en l'air et ça peut-être vital en cas d'accident même si ça vous fait quelques grammes à porter en plus.

- Quand vous voyez une voile posée dans un endroit inhabituel, prévenez toujours  les pilotes, essayez de contacter le pilote posé...Et quand ça ne bouge pas, prévenez-vite les secours.Quelquefois il faut aller très vite et hier pour Gilbert c'était long...Et pourtant l'alerte a été donnée dès le crash!

-Si ça vous arrive à vous un jour ( je ne le souhaite pas !) pensez-que vous serez bien content que quelqu'un s'occupe de vous en attendant les secours ( Gilbert était à 10' du déco...)

-libérer l'espace aérien et ne gênez pas les secours.

-Posez-vous des questions sur l'opportunité de décoller juste après. Les conditions se sont peut-être calmées mais sait-on jamais.

-Si vraiment il le faut écourtez votre vol et posez-vous à l'atterro pour déclencher les secours ( il ya toujours des pilotes déjà posés  où en route pour monter qu'on pourra prévenir.

Je souhaite un bon rétablissement à Gilbert, je vais vite prendre de ses nouvelles dès que je peux.
Et merci à Manu Deschamps et à Marc Decanis qui  ont fait tout leur possible en ces circonstances

  Faites de beaux vols mais soyez prudents...

Béa

 

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Corentin 28/07/2009 00:26

Il m'est arrivé exactement la même mésaventure il y a quelques années.Heureusement avec moins de conséquences.J'ai décollé de l'Escalette très tard, après le boulot.A cette heure là, je pensais vraiment faire un plouf!Mais surprise, ça monte bien, trop bien même! Après quelques virages sur Coste chaude, je me retrouve coincé dans du vent fort au dessus du goulet de l'escalette.Pas moyen de tourner ni droite ni à gauche, sous peine de reculer! Ma voile de l'époque était lente, et horreur, c'est le seul jour où j'avais omis de fixer l'accélérateur.Au bout d'un long moment où la situation n'évoluait pas, je commençais à descendre dangereusement. J'ai décidé de partir vent de cul me poser loin loin derriere en direction de Vauvenargues. J'ai eu la chance de passer au dessus des rouleaux et de me poser sans encombres.Je pense que Gilbert a été victime du même genre de conditions, je lui souhaite un prompt rétablissement.Corentin

COACH 18/07/2009 11:14

plus d'article ?

COACH 15/07/2009 15:08

courage Gilbert !!

Béa 15/07/2009 13:21

Ouais Frigo, ton cours était bien et j'ai écrit le mien en même temps...Mais bon comme ça , cà entrera encore mieux! 

Béa 15/07/2009 13:18

L'effet bagnard c'est quand tu sors du thermique sous le vent et que le vent est fort. Tu te retrouves derr!ère le thermique et il est  impossible de rentrer de nouveau dans le thermique car tu te trouves dans une zone de forte descendance dont tu pourrais ne pas pouvoir sortir... Dans ce cas il faut mieux aller à la recherche du thermique suivant, si c'est possible.Dans le cas de Gilbert, d'après ce que Manu m'a raconté, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un effet bagnard...Il s'est retrouvé dans une accélération du vent au-dessus du déco de l' Escalette et se faisait reculer sans monter et il est passé très bas au-dessus du relief.Ou alors le thermique était vraiment devant comme cela arrive parfois quand on décolle de l'Escalette et il s'est retrouvé bas sous le vent de ce thermique...et piégé contre la crête sans pouvoir avancer.Les pilotes qui ont décollé après ( Picouzi) ont confirmé qu'ils se sont faits monter comme des balles au déco à 19h30 alors qu'à cette heure ça se calme bien en général.