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Publié par olivier Bams

 BONJOUR A TOUS , je me permets de mettre en ligne l'article d'Alain Barriere , pilote d'Oraison, ( article qui m'a été envoyé par l'exellentissime  pierre Corne )

en gros ,ce qu'a tenté Alain représente pour moi le rêve ultime du parapente , se ballader de montagne en montagne ,libre comme l'oiseau .

olivier bams .

voici donc son récit :

Salut a vous tous, adorateurs du vol bivouac.

 

C'est avec regrets, que je viens vous annoncer l'abandon de ma route Oraison/ Mont- Blanc en vol bivouac sans assistance.

En effet, tout était bien parti en ce dimanche 10/09, certains pensant que ce n'est plus une période pour partir en bivouac, mais j'aime les gros défis.

Donc, dimanche 11h30 au déco d'Oraison et prêt a partir pour ne pas perdre le créneau, attente jusqu'à 14h30 avant de prendre le gros thermique qui va me monter jusqu'à 2200 verticale Entrevennes, puis 2600 sur le Cousson traversée vers la bigue.

 Là petit plein à 2400 au dessus du pilon et passage en plaine vers le Meylan très bas dans les marnes( beuh! j'aime pas c'est marnes, j'avais tapé là y a deux ans lors du bivouac avec Pierre) donc je me refais péniblement ; direction Cluchette petit plein et je fonce sur le Trainon.

 Là il pleut sur les Monges et Jouerres, tout est bouché donc je file vers le pilon en falaise Sud tout a l'ouest pour pouvoir passer et basculer vers le Rocher de Hongrie, il est 18h et plus rien ne donne, donc je décide de poser au sommet pour éviter de marcher et ainsi redécoller avec l'Est annoncé pour lundi.

 

lundi 11/09.

Excellente nuit, mal de crâne mais vu superbe sur la vallée en brume.

Départ, 11h30, 1er thermique grand Trainon et 1h d'attente sans rien prendre puis "le gros thermique " passe et m'enlève ( 2 gars qui venaient d'étaler leurs ailes  n'ont pu voir que la couleur de la mienne,même pas l'inscription d'Advance); donc plein a 2650 dans le cum et me voilà partir direct vers la Malaup, direction la Motte du Caire; là encore un plein pour essayer de passer par St Genis mais trop de vent dans le couloir de Chorges, donc je continue ma route  direction petite Ceüze et Ceüze et là je me dis encore Pic de Bure et bien non, il était bouché jusqu'au bas des falaises;

 Ciel chargé noir de Lus jusqu'à Embrun, donc en tout désespoir de cause, je pose a Veyne; j'ai eu l'impression de tourner en rond, pour peu que du nord rentre et je faisais la boucle en posant à Oraison, on appelle ça un quadrilatère en Cfd.

De là, stop illico vers Serres et Beaumont, le seul soucis a 5h du soir, "qui monte la haut a cette heure ci, personne" alors a pince j'ai mis 4 bonnes heures un truc de fou mais j'ai finis la dernière longueur au petit matin avec les chèvres, que je voulais attraper pour en boire le lait mais elle m'a regarder d'un sale oeil, me disant " trace ta route".

Donc poursuivant mon ascension, et vu le vent qui soufflait dans les sapins, je compris très vite que ce serait très chaud aujourd'hui pour décoller.

effectivement, durant la nuit ça c'était levé et toute la matinée ça ronflait par rafales et moi avec mon aile surtoilé j'ai pas le droit a l'erreur pour peu que je passe derrière donc j'ai attendu 12h 30 avec des pointes moins soutenues mais rafaleuses avec une balise a Laragne qui donnait Sud-est 25/35 alors ici avec l'accélération falaise c'est pareille sinon plus a mon gout, donc je me prépare, me concentre , le barreau déjà au pied et là sortie de déco, une demi voile avec amorce de retour falaise cote droit, mais tjrs bien elle réouvre et je m’éloigne perd du gaz et longe jusque vers le bout de Beaumont en direction de Laragne, et au bled de Trescleoux, a 10 m sol là rien pu faire trois quart de voile sous les pieds cotes droit et boom, " le rat de labo " légèrement sonné mais tjrs vivant, je me sors bien et juste avec un hématome cuisse droite et petit fessier ma sellette a pris le reste et une bouteille d'eau éclatée; de là je boite et donc je rentre au bercail de toute façon vu la météo, je n'aurait pas été loin; a retenter.

Je reste déçu pour le reste mais heureux de la boucle de début.

 

ps: dés que j'ai des photos, je vous les fait parvenir.

Amicalement Alain .

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olivier bams 03/10/2006 19:03

merci mon bauju , je m'en souviendrais toute ma vie , tiens,j'en ai la larme à l'oeil...

Le bauju 03/10/2006 09:52

Allez mon Olive, moi aussi j'ai pitié de toi et je te mets un comm' à ton article, histoire qu'il se sente moins seul ! ! !
Toute blague à part, c'est vrai que ce type de vol représente l'essence même du parapente : la liberté totale de déplacement dans l'espace et le temps, le voyage par excellence.
Pour en arriver là, il faut un bon niveau technique, physique, mental stratégique et j'en passe, y'a qu'à voir les gabarits de la dernière X-ALPS pour s'en convaincre....
A+
Loïc