Lundi 16 /10 /2006, vol du Pic.
RDV avec Béa et Laurent à 13h00 à St Ser.
Vu les conditions de samedi on se dit qu'on a le temps, et comme le dit RV, ces temps ci ,ça décolle tard du Pic.
Pourtant une Nervures jaune à bord d'attaque rouge est déjà en l'air (Patrick GAREOULT, était ce toi ??).
A St Ser les biroutes sont plates de chez plates.....
Dans la montée par le Nord, ça souffle dans le vallon sous la crête.
Arrivés au sommet vers 14h30, vent de Sud-est assez soutenu, en fait la biroute tournicote parfois en Est, souvent en Sud-est, des fois même en Ouest.
On fait la sieste, de temps en temps on sort l'anémomètre (entre 12 et 16 noeuds en pointe ) bref, des rafales à 30 km/h.
Sur le coup des quatre heures, ça semble baisser : Laurent, mort de faim s'équipe.
Il y a de petits crénaux de 10 secondes où ça se calme, mais ça reprend aussitôt de plus belle.
Rafales entre 16 et 18 noeuds, avec Béa on se couche sur sa voile.
On se donne jusqu'à cinq heures, et après on redescend.
De nouveau, ça semble baisser, je me prépare, la voile en boule dans la pente.
Ca forcit encore.
Avec Laurent, on renonce finalement, il est 17h30, l'anémomètre enregistre des pointes à 22 noeuds.
J'ai du mal à replier ma voile sur la face Nord, tant le rouleau est violent.
Laurent démèle ses élévateurs.
Je finis de boucler mon sac, il est 17h45.
C'est alors que Béa nous annonce que c'est tout bon : un petit sud à 20km/h, bien de face.
C'est la ruée, Laurent décolle et crie de joie, Béa lui emboite le pas, et je ferme la marche.
45 min de bonheur entre le Pic et le Vespres dans la lumière du couchant, avec des restes de petits thermiques et du météo sud au dessus des crêtes.
Seul bémol, une zone pas très saine en allant poser, comme si on se trouvait dans un cisaillement horizontal entre une couche de Sud en altitude et une rentrée d'Est dans la basse couche : voile qui plonge, commandes molles, abattées, grosses ressources...
Posé nickel à St Ser où Maitre RV, par l'odeur alléché nous attendait.....
MORALITE : c'est décidé, maintenant lorsque je monterai au Pic, si c'est trop fort, j'attendrai avec patience, jusqu'à la nuit s'il le faut.
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