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Publié par lionel bourret

Voilà un petit moment que je voulais faire une sorte d’interview des crossmen et women (de tous niveaux) de la Sainte, du moins ceux que je connaissais. Ils ont donc bien voulu répondre à quelques questions sur le cross en général et sur Sainte Victoire en particulier, voilà de quoi partager un peu, et susciter l’intérêt j’espère pour celles et ceux qui aimeraient se lancer…
Si d’autres questions vous brûlent les lèvres, n’hésitez pas à mettre un commentaire, il y a aura d’autres articles à venir sur le sujet.
 
Depuis combien de temps vols-tu ? combien d’heures de vol fais-tu par an ?
- Bamsou : De 1977 à 1989 avec mon père (un des premiers moniteurs delta de la fédé) , gros accident avec une Alien à 25 ans et reprise en 2002. 130 Heures pour 2006
- Béa : Je vole depuis 1989... Donc j’ai tout connu , des ploufs aux vols actuels... J’ai un peu arrêté pour faire du parachutisme autour des années2000 et maintenant je fais environ 100 à 150 h par an.
- Bressou : 1er grand vol en Juillet 1987 et je vole 50 heures par an (bientôt je vais fêter mes 20 ans de vols J J  J)
- Éric : Je vole depuis mai 2003. J’effectue entre 120 et 130 heures par an. Mon premier départ en cross a été réalisé depuis le pic en septembre 2005.
- Fred : 7 ans maintenant eh oui ça passe !!! Ces dernières 2 années 40heures environs, mais avant beaucoup plus !!
- Lionel : Depuis maintenant 4 ans, je fais environ 50h de vol par an.
- Loïc : Sept ans ( 1er stage en avril 2000), 110 heures en 2006.
- Sylvélie : 5ans, environ 80heures
- Thierry : 4-5 ans, 30-40h/an (c’est peu je sais mais mon boulot m’enchaîne souvent à terre ! J’espère que cette année je serai moins pris).
- Jacques : Débuts en delta en 1982. Puis parapente depuis1992. Une centaine d’heures par an.
 
Avec quel matos vols-tu (type de voile, secours oui/non, type selette, vetements…) ?
- Bamsou : Ma Spider dhv1/2 ou ma sigma 6 , un secours sup’air M une scellette Altix et habillé comme au pole nord.
- Béa : DHV 1 , 2. Valluna 22. Je suis en milieu de fourchette. Secours bien sûr . j’ai une Altixairbag légère mais confort.
Je mets toujours une combinaison de vol et un casque intégral sauf en vol rando et bivouac ( vêtements de montagne ).
- Bressou : Sigma 6 28 sellette Supair XAlp avec secours light.
- Éric : Je vole avec une sigma 6 (dhv2) et une sellette altix. J’ai un secours. Lorsque je décolle du pic, je mets une combinaison, en espérant toujours un beau plaf pour un départ. Lorsque je vole à l’Ouest, il m’arrive de voler avec une sellette light et en short en été.
- Fred : Je vole sous Golden Gradient std/dhv1/2 avec un secours ma sellette est une Xalp et la combi c’est une Advance.
- Lionel : J’ai une Matrix II de Firebird, standard/dhv1-2 (rouge, ça va plus vite !), je vole avec un secours, ma sellette est une X-Alps de Sup’Air. Je vole habillé chaud, toujours.
- Loïc : Advance Sigma 6 dhv 2 taille 26 secours Sup’Air light Sellette Altix, combinaison ( hiver / printemps) blouson pantalon en été.
- Sylvélie : Gin oasis xs, secours, sellette sup’air altiplume xc, surpantalon et veste gore tex, gants vélo.
- Thierry : DHV1-2 + secours, sellette de base.
- Jacques : Omega 6 + sellette Airbulle légère + secours ventral + combi + Vario + GPS + 1 boussole
 
 
Qu’emportes-tu avec toi en cross (matos, cartes …) ?
- Bamsou : des barres de céréales granny aux noisettes ,de l'eau , un panneau « parapente retour voiture » et une carte routière sud de la France.
- Béa : Vario et GPS. Pas de cartes ici, mais ailleurs oui.( Alpes et Pyrénées )
- Bressou : A boire, a manger + vario et GPS.
- Éric : Rien de spécial, mais je prévois de prendre une ou deux barres de céréales à manger en l’air pour me redonner un petit coup de fouet.
- Fred : En général pas grand-chose, le vario quand même, la radio si je l’ai chargé, le gps si j’ai changé les piles et si il marche !! Un petit peu de bouffe et un peu d’eau. En fait je connais pas mal la région, ça aide, et puis si je connais pas c’est , au petit bonheur la chance !!
- Lionel : Une poche d’eau de cycliste avec pipette pour boire en l’air (indispensable), des biscuits, un appareil photo (assuré par un corde et mousqueton), une radio, un GPS (Garmin eTrex Legend), une carte de la région, mon portable (éteint en vol), un couteau suisse, une boussole, de l’argent, mon portefeuille et une pancarte « Parapente : retour Aix en Provence ».
- Loïc : Camel back, barres de céréales, Vario, radio, Gps, portable, cartes routières pour le retour, panneau  « Parapente retour voiture. » et bientôt un pénilex......
- Sylvélie : De l’eau, barres céréales, gps, vario, radio, téléphone.
- Thierry : Radio, eau, barres de céréales.
- Jacques : 1 carte de la région, + la cartographie du GPS + Une pancarte « retour parapente » (essentiel)
 
 
Qu’est-ce qui te motives a partir en cross ?
- Bamsou : Le sentiment de liberté et la part d'aventure inconnue
- Béa : L’idée même de partir... C’est comme un voyage, vers ce qu’on ne connaît pas forcément.
Faire du cross est passionnant car il faut sans cesse réfléchir, optimiser un thermique, , prendre des décisions.
Quel pied quand ça marche ! Et puis la découverte des paysages, des autres« oiseaux », de tout ce qui se passe dans le ciel.
- Bressou : Faire l’oiseau, je trouve miraculeux de rester plusieurs heures en l’air et de se déplacer sur de longues distances. (pour moi longues distances c’est + de 20 km...). Le cross c’est à chaque fois une aventure : dépassement de ses appréhensions, forte concentration dans un milieu qu’un rampant connaît peu, nouveaux paysages, des rencontres lors du retour... Partager ma passion avec les copains est aussi une motivation importante.
- Éric : Découvrir la Provence par les airs, enrouler des thermiques loin du relief en se concentrant uniquement sur les sensations, sans penser à la dérive, ou à l’effet bagnard. Tous ce qui concerne l’analyse : des lieux où peuvent se former des thermiques, des conditions météo…
- Fred : Ce qui me motive c’est l’aventure, l’inconnu, l’incertitude du posé , et aussi les paysages, la performance, plutôt après le reste, si je fais un beau vol + de 80km je suis content quand même !!
- Lionel : Le vol tout d’abord, et surtout, le désir de partir à l’aventure, la sensation de liberté que cela procure, le désir de me surpasser, d’aller visiter le ciel, de toucher les nuages, de vivre une aventure fantastique, de faire quelque chose d’extraordinaire. Si en plus, on est plusieurs en vol, alors c’est le top, rien de plus génial que d’enrouler un thermique à deux ou trois ensemble avec tous un esprit à aller loin. Et aussi les retrouvailles et les histoires qu’on se raconte chacun ensuite.
- Loïc : Voyager, quitter un lieu connu et partir à l'aventure au sens propre du terme sans savoir où et quand le voyage finira.
Exploiter au maximum les thermiques pour monter haut et aller loin, le top étant de transiter aux nuages.
- Sylvélie : Couper le cordon pour la surprise d’une belle ballade et survoler de beaux paysages.
- Thierry : L’aventure !!! Faire cette chose incroyable de voler!, et sans frontières.
- Jacques : Je m’ennuie vite en vol local
 
 
Quel est ton plus beau cross depuis Sainte Victoire ?
- Bamsou : Ce n'est pas le plus long ,mais celui qui m'a donné le plus de satisfaction était un jour ou Ingmar était parti loin devant , talonné par Loïc , comme a son habitude Ingmar volait très vite , ce qui n'est pas mon cas ,après pas mal de points bas, je les ai rejoint à hauteur de Montmeyan, juste en dessous du barrage de Quinson . le vent était franchement ouest ,j'ai le souvenir d'avoir enroulé longtemps un même large thermique avec Loïc , on discutait de voile à voile , il y avait de superbes rues vers l'Est , on a cru Ingmar posé , puis il s'est refait à quelques mètres/sol , Loïc n'y tenant plus ,est parti vers l'Est , du moins 5 jusqu'au sol ... quant à moi , j'ai pris ce jour là l'option de vol la plus farfelue qui soit . J'avais toujours voulu poser a Moustier mais, le vent ne s'y prêtait pas vraiment , mais l'envie de poser à Moustier était plus forte .Ingmar n'a jamais voulu comprendre ni même admettre cette décision , c'est vrai qu'elle était illogique mais ...l'envie de Moustier était trop forte ,et je m'étais fixé cet objectif comme un challenge .j'ai traversé le lac dans toute sa plus grande largeur , en dauphinant de rues en rues ,j'avais déjà sorti les pieds pour poser près des antennes quand un boulet de canon de thermique que j'ai enroulé quasi sur place ,m'a permis de ré atteindre une altitude plus qu'honorable ;j'ai rarement été aussi heureux que ce jour là ,j'ai posé a l'atterro officiel de Moustier , j'aurai pu continuer sur le Mont Denier mais honnêtement , j'avais mon compte, de plus ,aucune voile ne volait sur celui ci ; un quart d'heure après avoir plié ma voile ,les locaux décollaient , mais je n'avais aucun remord ,j'avais atteint mon objectif .et ce lac bleu turquoise , mais qu'il est beau ! Je me suis retrouvé dans la voiture du Valouze ,puis on a été récupérer Ingmar du coté de Draguignan , le Valouze au niveau récup ,il avait fait très très fort .
Sinon, les plus beaux cross sont incontestablement pour moi les départs collectifs .
- Béa : Je suis allée plusieurs fois à Cadarache, à Ginasservis...Je bute toujours après Rians, (gasp ! )
- Bressou : Le + beau c’est le jour ou Lionel a fait plus de 100 km, moi je me suis baladé au NW de la Sainte avec des coins inconnus et un posé dans le Luberon (je ne sais plus ou ?) Le + long = Puimoisson.
- Éric : Deux départs on vraiment retenu mon attention : l’un où je suis parti de 1700, en direction de concors. J’ai bataillé de la sainte jusqu’à la vautubière, dans des petits thermiques, avec des petits plafs. Le vrai premier thermique, je l’ai trouvé devant la vautubière avec un plaf à 2400 aux barbules. Posé à oraison après une fermeture, pas méchante mais qui m’a sapé le morale.
Le second, pas très long, avec un thermique absolument génial à concors, +5 de 900 à 2000 très régulier et dans lequel je ne pensais à rien d’autres que monter. Second thermique devant la vautubière puis après Rians, deux thermiques pedont le dernier perdu avant le plaf, survol de saint julien, mais rien trouvé et retour posé après Ginnasservis.
- Fred : C’est en fait mon plus long vol ou je pose a serre , dans ce vol je survole saint Michel l’observatoire, Forcalquier et le sommet de la montagne de Lure avec une re-descente dans la vallée du Jabron impressionnante !! au niveau de Laragne je passe sous un congestus, il était 19h00 et je fais les 10 derniers km dans du +1ms sous une petite pluie !!! Et j’arrive a Serre là c’est le vent de nord qui m’a stoppé net !
- Lionel : Je ne sais pas trop, j’en ai fait peu (4), ils étaient tous super ! j’ai particulièrement aimé mon vol de 30km jusqu’au pied du Luberon en compagnie de Franck Imbert. Je garde quand même un souvenir génial du premier cross, 25km, posé vers Ginnasservi, on était nombreux et on s’est tous régalé. Le plus incroyable (j’en reviens parfois pas encore) reste les 103km le 1er Juillet dernier avec posé à La-Motte-du-Caire, des plafond à 3000m, une chance incroyable ce jour là, avec un point bas (j’étais près a me poser) au Bayou des Vêpres au départ !
- Loïc : Mézel en 2005.
- Sylvélie : Un seul cross depuis la sainte, Gréoux les bains. Ce jour là Ingmar est ressorti de Gréoux et a fini à Châteauroux les Alpes, 153km…un beau souvenir.
- Thierry : Mezel (74km).
- Jacques : La Chapelle en Vercors. Sublime.
 
As-tu déjà eu peur lors d’un cross ?
- Bamsou : Oui souvent, je trouve qu'il est sain d'avoir peur , un gars qui n'a pas peur m'inquiète .
- Béa : A Saint André, après le Cheval Blanc... J’ai dû me poser dans le lit de la Bléone et c’était vraiment malsain à cause de la brise qui rentrait fort. Je savais que j’allais fermer... Et j’ai fermé !
- Bressou : Peur non, mais je suis parfois mal à l’aise alors je vais poser. En règle générale je suis plutôt prudent, cela m’évite de me retrouver dans des situations merdiques (front d’orage par exemple) et lorsque ça arrive je vais poser.
- Éric : Peur non, mais très impressionné oui, par la formation rapide de certains nuages.
- Fred : Oui à l’atterrissage d’un cross entre Annecy et Grenoble, au décollage il y avait 20km de nord-ouest et au sud de Grenoble, j’avais 55kmh de nord en fond de vallée, j’ai fait toute mon approche en regardant derrière moi, j’était accéléré a fond et je reculait bien, c’est juste au moment ou j’ai toucher le sol que je ne reculait plus !! OUF !!!! Heureux de poser là !!
- Lionel : Oui, au dessus de la montagne de Lure (lors de mes 103km), j’avais un gros noir au dessus de moi et je me suis pris une frontale, ça n’a duré que 2sec mais ça m’a mis un coup au moral, je volais depuis 4 heures et je commençais a sentir la fatigue, il a fallu que je me parle a voix haute pour reprendre de la vigueur et me motiver pour continuer.
- Loïc : Oui dans des passages engagés sans zone de poser et dans de grosses aérologies.
- Sylvélie : Oui, grosse peur des nuages, peur que le vent soit trop fort au sol, peur quand ça brasse fort et que je commence à fatiguer.
- Thierry : Pas encore puisque j’ai seulement 2 cross au compteur !!! D’ailleurs, c’est un peu présomptueux de ma part de donner des conseils pour le cross ; mais bon, ce sera les conseils d’un débutant !
- Jacques : Oui, bien sûr (mais pas plus qu’en local)
 
Qu’est-ce qui est dur pour toi en cross ?
- Bamsou : l'arrivée aux heures les plus chaudes dans l'aérologie des Alpes du sud( c'est un cap mental )et rester 3/4 H au même endroit (sauf si les nuages sont bien organisés) des fois ça use un peu les nerfs ...
- Béa : J’ai du mal avec les points bas... Je me mets à ne plus y croire et dès que je cherche l’atterro c’est foutu.
En plus je me fatigue vite, mais je progresse en ce domaine.
- Bressou : L’appréhension de ne pas trouver un terrain d’aterro et le vol sous le vent. En partant de la Sainte (surtout la première fois) il y a la première barrière psy à franchir : c’est d’aller assez loin pour trouver un terrain après c’est du vol de plaine magique jusqu’au premiers reliefs.
- Éric : D’analyser si tel ou tel nuage ne va pas pomper trop fort lorsque je vais me rapprocher de sa base.
- Fred : Trouver les thermiques et les exploiter !! et aussi analyser la situation rapidement et choisir la bonne option suivant les vents et cumulus présent ! en fait il y a toujours une part de hasard, si on connais les reliefs en dessous cette part diminue !!
- Lionel : La solitude sans doute. Les choix de cheminement aussi ne sont pas simple a prendre parfois. La partie difficile reste la traversée des zones de foret au Nord de Sainte Victoire. Un truc dur aussi : les derniers mètres avant le posé, car j’ai toujours l’espoir, jusqu’à 10m du sol, de pouvoir attraper quelque chose et me refaire…
- Loïc : De faire les bons choix aux bons moments, de toujours avoir en tête la règle des trois  « P » (patience, plafond, prudence....dixit Bernard Pham van Minh).
De garder un mental intact et une lucidité objective après 3 heures de vol en conditions toniques où chacune de tes décisions détermine la suite de ton vol.
- Sylvélie : Savoir anticiper la route après le prochain plafond, analyser l’aérologie, garder l’endurance et la motivation de continuer.
- Thierry : Choisir parmi les nombreux itinéraires possibles. Normal ! j’ai peu d’expérience… C’est pourquoi je suis avide des conseils des autres. J’espère que cet été on pourra partir souvent en travaux pratiques avec les « pros »!
- Jacques : Le retour en stop.
 
 
 
Te sers-tu d’un GPS et pourquoi ?
- Bamsou : Pour le plaisir de voir ma trace en 3d et de revivre ainsi mon vol sinon en vol, vitesse sol et compas me suffisent
- Béa : Oui, mais c’est surtout pour ma vitesse et le cap... Il faut que j’apprenne plus sur cet engin...
- Bressou : Le GPS me sert à estimer la vitesse et la direction du vent.
- Éric : J’ai un GPS. J’essaye de m’en servir pour analyser la force et la direction du vent. De plus je trouver que c’est sympa de voir ensuite sa trace, ce qui permet de se rappeler où on a pris une pompe, et comment on l’a enroulée.
- Fred : J’en ai un mais la plupart du temps j’oublie de changer les piles, sinon c’est pas mal pour voir sa vitesse sol et analyser son vol par la suite !!
- Lionel : Oui, pour plusieurs raisons : connaître la direction de la dérive en vol ; pouvoir donner mes coordonnées en cas de pépins (en espérant que je n’aurais jamais de soucis) ; revoir mes vols sur ordi et pouvoir les faire partager aux autres.
- Loïc : Le gps me sert pour connaître ma vitesse sol et le sens de déplacement de la masse d'air en fonction de l'altitude où je me trouve.
- Sylvélie : Oui, il me donne ma vitesse sol donc m’indique d’où vient le vent et où sont les pentes au vent, il me sert à me poser face au vent car il y a rarement une manche à air à l’atterro !
- Thierry : Non. Je vais déjà essayer de bien voler avec ce que j’ai et l’on verra après pour les stratégies plus sophistiquées. C’est peut-être une erreur ; il y a sûrement de bonnes raisons d’en prendre un (vitesse/sol, direction du vent, etc). Je demande aux chevronnés si c’est vraiment crucial ?
- Jacques : Pas vital, mais pas mal pour estimer le vent.
 
Te prépares-tu de façon particulière avant un départ ?
- Bamsou : En fait ,la veille, j'en rêve déjà la nuit (enfin ...comme presque toutes les nuits de l'année )
J'essaye d'envisager les coups durs et de mimer mentalement les bons gestes , j'essaye de décoller dans le bon cycle, je regarde du coté de Signes , si de petits cums se forment entre Sainte Baume et le Mont Aurélien ,c'est bon signe.
- Béa : Non. J’essaie de bien boire et bien manger...D’être décontractée et reposée et ... de ne pas me mettre la pression !
Je ne sais pas toujours si je vais partir ou pas. Ca dépend des conditions.
- Bressou : J’essaie d’être en bonne forme physique et bien dans ma tête. Je m’alimente et je m’hydrate. Je fais une analyse météo pour voir si il risque d’y avoir du vent et de l’orage.
- Éric : Non
- Fred : Non, un petit dej normal ? je bine les plants de tomates, c’est un rituel chez moi !!
- Lionel : Oui, j’essai de me concentrer avant le décollage en me posant bien la question de mon envie de voler et d’aller loin.
- Loïc : Aucune préparation particulière avant le départ, je ne me prends pas le chou, je privilégie le fait de me retrouver avec les potes, on n'est pas dans une épreuve de la World Cup ! ! !
- Sylvélie : Non. Je mange suffisamment avant.
- Thierry : Non, à part ne pas trop bouffer car je suis tout en haut de fourchette !
- Jacques : Non
 
 
Ton souhait ou objectif pour cette année ?
- Bamsou : Me faire plaisir et faire partager mes maigres connaissances, une photo en maillot de bain avec la reblochon team m'amuserait assez bien.
- Béa : Moustier, depuis le temps que j’en rêve.... Des thermiques matérialisés par des cum... je suis toujours partie en thermiques bleus !
- Bressou : Me faire plaisir. Je n’ai pas d’objectif kilométrique. Autant j’aime la compétition sur un parcours précis, autant sur le cross cela ne me motive pas, mais si je fais + de 100 km je serai heureux aussi.
- Éric : Moustier
- Fred : De beaux vols et aussi en groupes !
- Lionel : J’aimerai bien survoler le Lac de Sainte Croix et m’y baigner ! Le lac de Serponçon m’attire bien aussi !
Je souhaite surtout qu’il n’y ai pas d’accident et que tout le monde se fasse plaisir dans un esprit d’entre aide et bon enfant.
- Loïc : Progresser et passer de la plaine à la montagne pour rallier les alpes du sud et qui sait faire 100 bornes.....
- Sylvélie : Essayer de garder le goût du cross sans Ingmar mon coéquipier de vol qui me motivait énormément et me guidait sur les premiers kilomètres.
- Thierry : Plein de cross divers et variés !
- Jacques : Obtenir le brevet ULM
 
 
Aurais-tu un conseil a donner ou quelque chose de particulier a dire ?
- Bamsou : Ne jamais quitter quelque chose qui monte , même si c'est limite zérotage ,toujours anticiper la bulle derrière le moindre relief ( même en plaine ),accepter pour cela de poser sur d'infâmes pistes forestières à des heures de marche de toute vie . il faut aussi savoir s'écouter , le phénomène moutons de Panurges est a craindre chez nous ,je veux dire par là qu'on a le droit de ne pas être a l'aise en l'air alors que tout le monde s'éclate, il n'y a pas de honte a faire un plouf ! . Ne pas surestimer son niveau ....Ne pas prendre de risques pour quelques bornes de plus , un cross ,c'est une aventure , il faut savoir se résonner afin que cela reste une belle aventure .Il faut être certain qu'il y aura toujours plus fort que soi ,plus performant que soit , avec la course au toujours plus , plus de bornes ,plus de performance ,on s'éloigne du plaisir , on se rapproche du danger .
Moralité ; il faut faire de son mieux tout en s'amusant mais rester lucide ; il faut s'attendre a se faire tarter , c'est un jour ou l'autre le lot commun de tout crossmen ,le cross, il faut avoir le bon niveau de pilotage pour l'envisager .
Bon cross à tous
- Béa : Partez ! C’est trop bon... Ce n’est pas la performance de la voile qui compte, mais la sérénité.
Sérieux, je pense qu’il faut quand même être capable d’improviser un atterro n’import où !
Essayez de vous poser près des routes, ça évite beaucoup de galères.
- Bressou : La Sainte Victoire n’est pas un site facile ; les décos ouest et l’atterro de Saint Ser sont techniques. C’est un site pour pilotes autonomes. Avant de partir en cross il faut décoller et parfois voler de la Sainte dans des conditions fortes.
Le parapente est un sport où la dimension psychologique est importante. Le cross doit faire partie d’une progression régulière ou chacun doit avoir comme objectif de se faire plaisir, tout en sachant qu’avoir des doutes et des appréhensions est normal.
- Éric : Ne pas se prendre au jeu de la compet de distance, mais partir seulement pour se sentir libre et se faire plaisir.
- Fred : Pour tous ceux qui veulent faire du cross, allez y, vous trouverez toujours un endroit ou poser par chez nous et le cross est une sorte d’échappatoire du quotidien.
- Lionel : Pour ceux qui ne le sentent pas : inutile de se forcer ; Pour ceux que ça tente et qui veulent se lancer : prendre des conseils de plusieurs personnes, surtout avant de décoller pour connaître les conditions du jour.
Pour aller loin, je pense qu’il faut assurer le plafond a chaque thermique, et surtout, voler avec un matos a son niveau et être équipé pour assurer toute la sécurité possible.
- Loïc : Ce qui m'a longtemps retenu de partir en cross, c'est le fait de ne pas parfaitement maîtriser les posés sauvages et les moyens de descente rapide ( 360° engagés, B...).
Si on part en cross, on doit savoir que le voyage peut finir dans un endroit exigu sans manche à air avec une aérologie pas tip top, il faut aussi garder à l'esprit que les nuages qui vont nous permettre de voyager peuvent devenir dangereux, donc il faut être capable de leur échapper.
Après il faut se forger un mental et accepter de se faire parfois un peu secouer, car les cross tranquilles ça n'existe pas.
Le fait de pratiquer souvent permet de se connaître et de connaître son aile et ainsi d'être plus serein en l'air.
Dernier point, le plaisir, il faut que voler reste un plaisir, et quand le plaisir n'est plus au rendez-vous, il faut savoir aller se poser.
Par contre, outre le plaisir qu'on éprouve pendant le vol, il en un non négligeable qui est celui de sentir qu'on a progressé.
Faire des vols qu'on aurait jamais imaginé pouvoir faire, sentir qu'on maîtrise certains aspects techniques, qu'on pilote plus fin, que notre connaissance de l'aérologie et de notre aile s'accroît, nous procure aussi énormément de plaisir.
En parapente, peut être plus que dans d'autres activités, on aura jamais fini de progresser, et c'est cette quête de progression et de connaissance de soi qui est fabuleuse.
J'en ai plus appris sur moi même en parapente que dans tous les autres sports que j'ai pratiqués.
- Sylvélie : Il faut que le vol reste un plaisir, et il ne faut pas prendre de risque inutile. Mieux vaut être frustré d’avoir posé trop tôt que de forcer les choses et prendre une option risquée puis le regretter.
Rester lucide sur son état de fatigue vis-à-vis des réactions au pilotage, au delà de 3 heures je fatigue, j’ai moins de plaisir et de motivation à continuer à voler et je suis moins lucide.
- Thierry : Ne pas se précipiter au départ. Persévérer quand ça ne tient pas très bien : lors de mon cross de Mézel, avant de trouver un thermique salvateur, j’étais très bas sous les crêtes de la Sainte et je songeais déjà à l’atterro…
- Jacques : Partez !!! Mais attention, vous risquez de vous ennuyer ferme ensuite en local.Mais surtout, privilégiez toujours le plaisir par rapport à la performance.
 

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lionel 19/03/2007 20:50

je viens de rajouter les réponses de Jacques (Bascou) que je viens de recevoir. a+ lionel

Christine 19/03/2007 18:05

Très bonne initiative.
1/ c'est intéressant, instructif et celà aide à se donner une  image du cross dans toute sa dimension.
2/ Ca rend hommage à nos cross(wo)mens de tous niveaux et de toute humilité.
Franchement, c'est super sympa. Merci.
 

alban 18/03/2007 23:23

Tres beau travail ! Merci à vous tous.Je viens de faire mon premier mini cross ce vendredi !Posé au puy d'auzon :-) jespere que ce sera le debut de grand cross...Si il n'y avait pas eu cet Est qui nous contrait, on serait sans doute parti avec le bams et les autres...Derriere sa montait de partout, oreilles et 360 pour descendre.Sacre TMA quand tu nos tiens...