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Publié par VIZIR

           CASTELLUCCIO   ou «  Quand ça ne vole pas, dolce vita ! »

 


               Castelluccio 1136

   

 

 

On nous avait promis des monts et des merveilles de ce site fabuleux , en plein  coeur des Monts Sybillins, gigantesque cirque d’herbes et de champs fleuris, entourés de belles montagnes encore enneigées,toutes orientations, appelé ici Altiplano. C’est vrai que ça doit être absolument fabuleux de voler ici... ma... quand le vent ne souffle pas trop fort !

Et là, un peu comme partout ailleurs cette année le  Dieu Eole s’en est encore donné à coeur joie, et en plus soufflant de toutes ses trompettes, pas toujours dans la bonne direction, déchaînant l’Euros et le  Notos dans la plus belle tradition homérique !

 

Pas grave. Les voyages parapente sont d’abord des voyages et le simple dépaysement, la découverte de nouveaux paysages compensent  largement  le manque de vols remarquables.

Quand ça vole c’est tant mieux, et on apprécie d’autant plus,même quand ce n’est pas le cross du siècle, le caractère sauvage ou doux des paysages ombriens.

                                    Castelluccio 1134

 

                           Récit de ces quelques jours.

 

D’abord les acteurs,petit casting pour raison d’absence de vacances scolaires ou de crise européenne ( ? ). Jean-Luc toujours à l’ affût d’un nouveau décollage, même s’il faut le chercher longtemps à pied sur les pâturages d’altitude,infatigable et tenace. Notre Gégé national, dans le rôle de Gégé, un peu râleur, c’est vrai qu’il ya toujours un mauvais côté dans chaque chose, mais toujours prêt aussi à apprécier le bon ! Odile mas copine non volante qui a bien aimé les jours non volables où on s’est baladé ensemble dans les  merveilleuses villes d’ Ombrie et moi-même, pas toujours d’accord pour faire le fusible sur ces terres infestées de trolls et de magie.

                                    Castelluccio 4810

 

La Béamobile a parfaitement assumé son aptitude à transporter  quatre voyageurs et leurs gros sacs à près de 900 km du Pic des Mouches.Tout le monde était enchanté et on s’est presque battus pour la conduire. Même Gégé a tenté  de la tester comme 4/4 sur des chemins des plus scabreux, cet homme est un aventurier né.

 

Première séquence : arrivée  au Rifugio Perugia. Grandes  solitude. Il fait très froid en short et tongs, on avait oublié qu’on est à plus de 1500 m en pleine montagne. On s’attend à trouver  une horde de parapentistes venus du monde entier, comme c’est marqué dans les livres ( ParapenteMag). En fait il n’y a que nous et une tablée d’ Italiens  réunis pour un anniversaire. On goûte aux plats tipicos, c’est parti pour une semaine de grande bouffe, comme on en aura  rarement connu dans notre vie !

 

Le lendemain, le temps est gris. On visite Castelluccio dans l’espoir de rencontrer d’autres volatiles mais personne sauf une  gentille mamie qui veut nous vendre des lentilles et du pecorino. On monte au déco nord est mais on hésite, c’est très rafaleux et ça semble un poil travers.Un delta arrive et décolle en nous promettant que ça va le faire. Gégé courageux s’y colle et fait un vol assez bizarre qui nous refroidit un peu. Il pose juste  en dessous dans la pente. Tant mieux, ça évite une navette. Toujours de belles rafales,je renonce de justesse. Jean-Luc fait des gonflages au déco.

               Castelluccio 4812

On se console avec les antipasti et la pasta et le reste, notre taux de chute va en prendre un vieux coup !

           Castelluccio 1161  

 

 Deuxième jour. Grand beau et vent d’ouest mais vraiment trop de vent. Les nuages défilent sur l’Altiplano en battant des records de vitesse. On verra ce soir. En attendant, tourisme. On va  visiter Spoleto, petite ville ravissante pleine de surprises, qui  abrite un des plus beaux Duomo d’ Italie. Après  avoir hésité à sauter en base jump du haut de l’immense viaduc qui prolonge le chateau-fort- c’est vrai que c’est tentant, mais on n’a pas pris les parachutes- on  s’organise une gigantesque dégustation de vins locaux   sur une terrasse-jardin qui domine la vieille ville. Quand ça ne vole pas, dolce vita !

DSCF0070DSCF0076

On  a juste le temps de cuver avant le vol  du soir, un  beau plouf, vent nul au déco...Et un atterro bien loin dans la pampa après les marécages qu’on dépasse de justesse .Merci au vent de cul pour une fois !

 

Jour 3 : ça y est, la météo semble s’améliorer. Ca va voler, ça va voler ! Mais où ?

Comme on est toujours des pauvres parapentistes solitaires, on monte à pied sur une colline qui  pourrait faire un bon déco si le vent ne venait pas des deux côtés à la fois ce qui nous laisse un peu perplexes.

Finalement, en marchant une petite demi-heure de plus et en contournant une colline, Gégé et jean-Luc finissent par trouver un endroit face au vent et orienté vers la vallée de Norcia, où il feront un beau vol thermique, bien qu’assez turbulent. Jean-Luc arrive à repasser côté Altiplano après un beau gain et Gégé décide d’aller à Norcia de l’autre côté. J’assure la navette en me gardant une petite  faim pour le vol du soir.

18h  On décolle enfin sur le site des photos face au village perché de Castelluccio, plein ouest ! pas trop de marche, il ya tellement de vent qu’on peut décoller du bas de la pente et se faire remonter presque jusqu’aux crêtes et même plus haut mais attention à ne pas se faire reculer. Pour moi ce sera le plus beau vol, paysage sublime,  généreuses conditions. Je peux tester la nouvelle caméra et je filme tout le long du vol !  Enfin il y a d’autres parapentes, un groupe de hongrois ( des vrais !) avec qui on sympathise,d’ailleurs c’est possible qu’on aille  en Hongrie pour le prochain voyage club, paraît que ça vole très bien là-bas !

 

Jour 4 :  Du vent, du vent, du vent dès le matin. Ca décolle du côté de Norcia mais bien contré !

On préfère assurer la visite à Assise, et comme c’est un peu loin on va y rester toute la journée, je les avais prévenus il y a plein d’églises, et les fresque de Giotto dans la basilique de Saint François ! On se perd dans les ruelles de la ville, sous le charme, tout est beau  du haut de la colline, la plaine, les domes des églises et les campaniles, les ifs qui encadrent les oliveraies à perte de vue. Un peu plus et je rentrerai dans les ordres réguliers, les Clarisses me tentent bien mais il paraît qu’il  faut faire voeu de silence. Les copains me déconseillent.

Castelluccio 4846 Castelluccio 1146

 

Le lendemain on retrouvera  les hongrois et les jolies hongroises en bikini string  ( du caaaalme les mecs !) au déco au-dessus de  la plaine de Norcia ! Ca plouffe en attendant les thermiques qui s’allument vers 11h 30 particulièrement costauds. Le vol est teigneux. Je n’ai pas repéré l’atterro et les hongrois sont partis déjeuner. Je vois la voile de Jean-Luc dans un champ, et décide d’aller le rejoindre. Il m’informe à la radio q’il ya une barrière ce que je trouve étrange, persuadée que c’est l’atterro officiel !.Les voiles vite rapatriées de l’autre côté près de la route, on voit arriver un petit 4/4 ;Un paysan descendant du Orlando Furioso freine brusquement  devant nous et nous informe que  basta, basta il en a marre de voir tous les pays de l’ Est se poser dans son champ et qu’il va illico prévenir les Carabinieri.. Heureusement Odile arrive avec la Logan et on file chercher Gégé  posé lui aussi comme par hasard  dans les cultures. On plie même pas les voiles, le gars avait l’air vraiment furieux et on se casse à Norcia ! Gégé passera le reste de l’après-midi à retirer les espigaous   accrochés à sa polaire  en maugréant !

                                               DSCF0073

                                                                  Saint Gegé

 

Dernier jour. Encore un vol sur Norcia,en vitesse car l’orage arrive et les premières gouttes de pluie tombent à l’atterro.


Cette fois j’ai trouvé le bon champ grâce aux Hongrois avec qui on échange adresses et bons plans pour voler ensemble ! Joyeux déjeuner dans LA pizzeria  de Norcia : il faut bien gouter tous les crus  de  Montefalco, acheter les derniers souvenirs et  faire le plein de lentilles de Castelluccio ! Jean-Mi avait raison, il va falloir se mettre à la diète pendant au moins une semaine après tout ça... On  reste par contre sur notre faim de vol!

 

Vite, vite à la Sainte on va se rattraper !

 

Pour le prochain voyage club, je proposerai bien la Hongrie. En tout cas les mecs sont super d’accord !


Béa

Autres photos vont suivre et quelques videos de vol si j'arrive à les monter car mon mac veut pas le faire tout seul.

 

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Béa 03/06/2010 12:23



je ferai bien le voyage en voiture en deux étapes...L'avantage c'est de pouvoir emmener les voiles et le matos de camping ... Il paraît qu'il ya un joli coin pour camper!



Jean-Luc 03/06/2010 08:30



Je suis interessé par ce séjour, mais on ne va pas demander à Jean-Mi de jouer les gentils organisateurs, c'est déjà bien qu'il nous serve de guide pour le site. effectivement, le mieux est de se
réunir pour organiser le voyage, c'est loin (1400 km, il faut choisir entre le trajet en voiture ou en avion + location de voiture ) et voir aussi pour l'hébergement.



le Bauju 02/06/2010 22:06



Ben elles sont où les Hongroises en Bikini, hein ??? moi j'en ai l'eau à la bouche, et je reste sur ma faim.....on groise qu'on va les voir, et nibes !!!!


De bien belles images, on attend les vidéo....



Bams 02/06/2010 22:02



allez ca y est on parle de bikini et c'est toujours les mêmes qui rappliquent ..



rv 02/06/2010 20:58



GéGé ! pourquoi les hongroises en bi kini ?! , ça remonte à la petite enfance? parrait que les blondes Riga sont pas mal non plus....