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Publié par Raymond

Icare 2010 hydravionIcare 2010 hydravion2

 

Encore une belle réalisation et prestation  !!   Bravo !

d'autres photos ICI

      Les photos d'Alban ICI 

 

 

 

Coupe Icare : un incident qui se termine bien !!

 

 

 

Raymond

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Nicoc 30/09/2010 18:45



Ouhhhhh pinaise !!!!!!



JML 30/09/2010 15:52



Récit du pilote Philippe Bernard:

St Hilaire le 19.09.2010
Rupture de l’appareil Archéaoptéryx lors de figures acrobatique à St Hilaire France 16H10
Le planeur est piloté par Philippe Bernard Verbier Suisse
Condition aérologique bonne et calme.





En mai de cette année j’ai reçu la livraison de mon Archéaoptéryx après de longues années d’attente ; pour les championnats du monde de vol libre à Tégelberg.
J’ai pris en main l’appareil avec Roger Ruppert (fabriquant et concepteur de l’aile), lors de la livraison et j’ai reçu une instruction précise sur l’utilisation de l’aile.
Riche de l’expérience du planeur et du Swift , je me suis très vite senti à l’aise . La simplicité et la souplesse du pilotage m’ont tout de suite séduit.
Lors du championnat du monde je gagne la première manche devant Manfred Ruhmer, dans des conditions aérologiques idéales pour l’Archéaoptéryx .
La FAI me disqualifie pour des raisons très discutable. Je quitte déçu la compétition et je me rend dans le sud de la France pour organiser avec Jacques Bott( pilote de Swift, des stages de cross
contry , afin de cumuler des km et des heures de vol, dans une région que je connais bien les alpes du sud aux alpes Suisses.
Nous avons réalisé plusieurs vols de distances autour de 300 km en triangle. Des vols magnifiques et exceptionnels. Des vols à travers la France et la Suisse qui furent parfois très turbulents et
j’y ai rencontré des ascendances de plus de 10 m secondes dans le massif du mont Blanc. L’aile étais très rassurante et plus facile à garder stable que mon Swift.
J’ai ainsi effectué 85 heures de vol et 56 décollages en 4 mois. Durant l’été mon enthousiasme grandissant et ma confiance sans réserve pour la machine , je me suis mis à faire des loopings et
des vrilles. J’avais déjà fait des loopings avec des planeurs d’acrobatie et avec mon Swift. J’étais averti et conscient du danger de ces manœuvres. J’ai effectué environ 50 loopings durant l’été
sans problème. Le 1 août j’ai raté un décollage a pied dans des conditions difficiles et défavorables, s’en suivit une réparation et un check complet qui fut effectué à l’usine par Roger
Ruppert
Une amitié et de la complicité s’installe entre nous.
Heureux du privilège de pouvoir jouer avec cette aile si géniale et si maniable , cela me rend vite euphorique car tout le monde s’intéresse à cette nouvelle aile..
J’invite Roger à St.Hilaire faire une double départ à l’élastique encore jamais vu et ensuite une démonstration de vol..
Je voulais présenté l’Archéaoptéryx et son concepteur, durant cette grande fête du vol libre car je connaissais bien les organisateurs.
Roger, sous mon enthousiasme, a mobiliser toute son énergie et sa famille pour se rendre à St Hilaire.
Il a organisé et installé les deux départs à l’élastique avec un professionnalisme comme on lui connaît . Après un jour d’entraînement, la démo à l’élastique du dimanche fut un grand succès en
ouverture de la fête.
L’après midi dans un créneau de 30 minutes nous pouvions refaire une démo avec un remorquage en ULM au dessus du déco. Je me suis mis en dernière position et mon remorquage a été réalisé un peut
au delà de la limite horaire prévue.
Durant le remorquage j’entends à la radio des remarques d’un responsable qu’il fallait libérer la zone au plus vite , car un avion d’acrobatie arrivait pour faire une démonstration. Je me largue
dès que possible et je commence ma démo conditionné par une envie de faire vite, pour ne pas perturbé le bon déroulement de la manifestation. Vite , je commence pars un premier looping à bonne
vitesse et une vrille. Je dégage de la pente et je commence un enchaînement de plusieurs looping, le premier fût bien réalisé et à la sortie je regarde ma vitesse et je vois 80km ce qui est n’est
pas assez pour le suivant , et ainsi je prends encore plus de vitesse sans me rendre contre je dépasse la VNE (130) car l’affichage du compteur de vitesse est toujours en retard sur la réalité,
je devais certainement être déjà au delà de 110 km lorsque j’ai encore accéléré. Auparavant lors d’autres enchaînement de looping je me suis retrouvé lent au sommet des boucles, donc je me suis
dit , j’assure la vitesse.
Lors de la ressource suivante je tire anormalement trop fort sur le manche et je ressens de suite les G, je dépasse tous les facteurs de charge que peut supporter le planeur…. ……C’est la
catastrophe l’aile droite casse dans un bruit effroyable d’explosion et est gravé à vie dans ma mémoire ; ensuite je suis propulsé dans tous les sens donc je n’arrive pas à faire l’analyse de ce
qui ce passe. Je comprends seulement que je suis en danger grave, car je reçois des chocs au visage et que je ressens subitement du vent , je suis à l’air libre…
Il faut agir vite car ma seule et dernière chance ,… c’est le parachute de secours.
Tout va très vite et c’est lorsque la cabine se met à redescendre en piqué que je peux me concentrer sur ma poignée de secours très intelligemment positionné à la droite de ma main droite , je
tire sans hésitation dans un fracas dû au départ de la roquette qui extrait rapidement le parachute. Une petite seconde de suspense et je ressens le freinage du parachute , dès ce moment là , je
commence à prendre conscience de ce qui vient d’arrivé , je vois tous les débris autour de moi en train de descendre en tournoyant . Je ne peux me retenir de crier « mer… . » Tout de suite je
pense à mon fils qui se trouve au décollage et à Roger et sa famille qui se trouvent en bas . Une immense sensation de honte m’envahit, et tout de suite je me demande déjà pourquoi j’ai été si
brusque lors de ma ressource.
Tout s’effondre dans ma tête et autour de moi. Je reste pendu à mon parachute impuissant et j’attends la planète terre . Je suis haut et au-dessus d’une foret , je ne m’affole pas je prépare ma
position en remontant mes jambes en position de sécurité comme décrit dans les procédure aviation, l’atterrissage doit bien se passer, ce qui fût le cas. Je suis freiné par les branches et je me
retrouve arrêté sur le sol sans choc. Je me détache à moitié asphyxié par mon fumigène qui fonctionne encore . Il fait presque nuit tellement la foret est dense . Je cherche ma radio pour avertir
les secours que tout va bien, les batteries sont plates et je ne reçois pas de retour , mais le message avait été reçu. L’hélicoptère était déjà à ma verticale
2 minutes après le crash. Il ne pouvait me voir tant la densité de la foret était forte.
J’ai téléphoné à mon fils de suite pour le rassurer, et pour bonne cause il m’engueule, mais heureux de me savoir entier.
J’appelle Roger pour l’informer de mon état et qu’il doit confirmé, au secours via sa radio, que tout allait bien.
Je suis redescendu de la forêt (jungle) jusqu’à l’atterrissage pour donner de mes nouvelles aux organisateurs .
Ils m’ont soigné pour les quelques égratignures que j’ai eu lors de l’explosion des ailes, mais la plus grande blessure n’est pas visible, elle est profondément dans ma tête et il faudra du temps
pour que je fasse le deuil de ma culpabilité.
En résumé l’excès d’enthousiasme peut nous amener à dépasser toutes les limites raisonnables. Je plaide coupable pour la manière dont j’ai poussé la machine dans ses limites et je me trouve très
désabuser vis à vis de la famille Ruppert qui a mis toute son énergie, son savoir faire et un investissement colossal dans cette aventure.
Je remercie Roger et tous ses partenaires pour le travail sérieux qui a été effectué pour l’aboutissement de son projet. ( et particulièr



RV 23/09/2010 20:05



75 000 euro c'est une chose... mais heureusement qu'il avait un parachute!



alban 23/09/2010 12:55



voila l'engin avant l'incident :


http://picasaweb.google.com/bcanut/Archaeopteryx#



alban 23/09/2010 10:50



Tu veux savoir si Philippe Bernard avait prevu de jeter 75 000 euros en l'air ?


Non, il avait prevu de rentrer tranquillement chez lui avec sa machine...