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Publié par Raymond de Nownow

Premier vol au pic des mouches en février avec Tommy et Shams en février, j’en garde un super souvenir, c’était mon premier vol en dehors de mon site école. J’ai dit “c’est de là qu’on part…?”, loups. Deuxième vol au pic, ce jeudi 14 juin, c’est sûr je suis parti pour un vol local, d’ailleurs je n’ai même pas emmener la pancarte “parapente retour merci” de Gaël. Nous montons à partir du col des portes à quelques uns, j’entends tout le monde parler de cross, d’éviter certaines zones interdites, oups qu’est ce que je fais là ? Je profite de la montée à pied pour interroger Jean Michel sur les attéros coté nord, il m’en montre deux et m’indique une zone où il ne vaut mieux pas poser, le propriétaire n’est pas très “parapente spirit…” D’habitude moi qui suis de “l’autre coté du bureau”, là je suis monté comme un élève. Pause déjeuner, préparation des uns et des autres, et l’heure des premiers déco a sonné. J’observe avec intérêt les décollages qui se succèdent pour me nourrir du comportement des ailes dans cette masse d’air de midi et demie. Allez c’est mon tour, je décolle et assez rapidement je me retrouve bien sous la crête et du mauvais côté, c’est mal parti, au bout de quelques minutes nous sommes trois ailes à batailler, et je commence à penser que je vais poser à Saint Ser. Je m’imagine déjà le stop entre Saint Ser et le col des portes… Le vario se met à bipper, tiens, de plus en plus, alors j’enroule et me voilà en train de me refaire, le pied ! Je me retrouve bien au dessus de la Sainte, nous sommes quelques ailes à se ballader sur zone et puis au bout de quelques minutes…plus personne, tout le monde est parti. J’ai déjà repéré les attéros dont Jean Michel m’a parlés, mais bien haut au dessus de la Sainte, une rue de cums est toute tracée, je prends la décision de partir. J’alterne les transitions et les thermiques jusqu’au sketch de la quarantième minute. Ce que je ressens et mon interprétation de piou piou : période bien tranquille, quand d’un seul coup l’aile part en arrière brutalement (je remonte les mains et j’attends l’abattée pour la tempo), l’aile se restabilise bien au dessus de la tête avec la tempo. Je pense être rentrée dans une grosse bulle qui montait et qui m’a éjecté le bord d’attaque en arrière, mais les plus fins pilotes auront peut être une autre explication à me donner. Le point d’interrogation principal que j’ai, c’est que j’ai été vraiment surpris, car je m’y serais un peu plus attendu si j’avais eu une grosse “dégueulante” juste avant. La suite du vol est bien tranquille, je reste toujours assez haut en faisant des petits yoyos, je ne sais pas du tout où je suis lorsque j’aperçois un gros village et des champs à gogo… Alors malgré mon altitude je prends la décision de poser, d’autres auraient continués c’est sûr, je mettrais peut être des mois à refaire cette distance, mais sur le moment cela me paraissait la meilleure solution pour poser dans des conditions sécuritaire pour ce premier cross. En faisant mon approche sur le champ non cultivé que j’avais repéré depuis un moment, je me rends compte qu’une autre aile a fait le choix du même champ (je me dis que j’ai sans doute choisi le bon champ ☺, il s’agit de Roland qui a du poser pour ne pas rentrer trop tard. Approche nickel, finale nickel et au moment où je pose les pieds, j’ai une crampe qui arrive sur la cuisse gauche et hop la gamelle à l’attéro… J’étais sans doute un peu tendu en vol et à l’approche de mon premier attéro hors site. Heureux bien sûr, je me pose aujourd’hui encore plus de questions qu’avant… Je n’ai pas osé monter jusqu’aux nuages même si ceux ci me paraissaient peu offensifs, peut on s’en approcher et jusqu’à quel point ? Faut il exploiter tous les thermiques ? Des zones aériennes interdites, euh oui, mais en l’air c’est pas comme sur l’ordi dans le canapé… Vivement le prochain, merci à Jean Michel pour toutes les infos, à Tommy pour le coup de main juste avant de décoller, à Roland pour les discussions de l’attéro et pendant le retour, aux hollandais et à Béa pour le retour, et enfin à une mouche du pic qui m’a accompagnée durant tout ce”voyage” sur une suspente droite. C’est tout ça le pic des mouches…

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Béa 30/06/2012 18:34


 Aucun rapport avec l'article de nownow mais comme la shoutbox ne marche plus ????


une petite info qui peut intéresser certains


 


Le club de Gourdon organise un séjour à Piedrahita du 21 au 31 juillet et il reste une ou deux places. Pour pilotes expérimentés et crossmen ou women de préférence car c'est un site
 magnifique mais exigeant.


Contacter Béa ...

nownow 20/06/2012 22:48


Ca fait plaisir de voir tous ses commentaires, c'est aussi ici qu'on apprend beaucoup de choses, qu'on peut évoquer ses doutes, ses questions et échanger avec des pilotes de "même" niveau ou avec
des experts. Sans oublier de faire partager ses premiers grands moments comme un premier cross, ça sert à ceux qui partiront bientôt et ça rappelle de bons souvenirs aux pilotes expérimentés
quand il repense à leur premer cross.


J'aime bien la règle des 3 P de Minh, je connais la règle des 4 D (euh ce sera pour une prochaine fois). C'est vrai aussi que les crosseurs réguliers ne sont pas avares quand il s'agit de donner
des conseils, c'est aussi ça un club... En même temps, j'étais bien heureux d'avoir déjà volé dans conditions thermiques sur site connu.


PZ, un jour ce sera ton tour.


L'aventure continue... et vive les 3P 


 

Bams 20/06/2012 19:56


Et bien moi j'aurais tendance a dire qu'en plein été , lorsque c'est bien anticyclonique , c'est pas si mal pour se tenter les premiers cross , par contre , il faut etre lucide , même en plein
été , le pic des mouche reste ce qu'il est , un gros cailloux chauffé a blanc qui sort de la plaine , donc ; gros thermiques en perspective .Donc un certain niveau est exigé .


Je pense donc qu'il faut déja avoir pratiqué du vol en thermique avant de se lancer a l'aventure , ceci dit , il faut démystifier la pratique , le cross est assez abordable depuis notre montagne
, car meme en finnesse pure depuis le déco il y a déja de bon gros champs aérologiquement sains et acceuillants .


que ceux qui soient tentés pat la chose ( ceux qui mentalement et techniquement s'en sentent prets bien sur ) viennent sur le pic un jour de gros depart et qu'ils suivent la grappe .


Je donnerais volontier l'intégralité de mes maigres connaissances , ainsi que tous les crossmens du club , il suffit de discuter avec eux pour obtenir tous les renseignements ou tous les doutes
que l'on a sur la chose .


si tu sais enrouler correctement ,descendre correctement et si tu accepte le fait de larguer les amarres en posant ailleurs que sur ton terrain habituel , alors viens essayer et tu y
arrivera bien plus vite que prévu. c'est une sensation d'aventure, de découverte totale , de liberté pure .mais il faut comprendre l'aérologie , connaitre ses limites et savoir accepter de poser
au lieu de continuer .


mes amitié a tous les futurs crossmens , ils pourrons toujours compter sur mon aide ainsi que sur l'aide et l'expérience de nous tous .demandez ,on vous répondra .Mais ... essayez pour
découvrir .


pardon pour les habituelles fautes ( et relisez tout de même la toute premiere phrase de mon commentaire )

minh 20/06/2012 18:47


Hello,


Amha, si je peux me permettre: les pré requis pour cross:


1/ savoir enrouler un thermique jusqu' au plafond


2/ savoir se vacher sur un terrain sans manche à air


3/ accepter psychologiquement de couper le cordon ombilical


4/ Lire le ciel et le terrain


et  la méthode des 3P : Plafond , Prudence et Patience.


 


Minh

Pierre Z. 20/06/2012 17:02


suis comme Luc : j'aimerais bien; mais j'peux  point ! Et les récits des "Costauds-Balaises, coupe de distance, etc..", malgré leur modestie  , ne me rassurent pas, l'écart semble trop grand... Un récit comme celui d'Arnaud, avec ses doutes, ça semble plus
à portée...Merci à toi donc, Arnaud


question : l'été n'est peut-être pas la meilleure saison pour 1ères tentatives ?


P.Z.