Anticyclone prévu par Météofrance, Météociel, Météoblue, Windguru !!! On y va !
Mais Serge, notre guide chéri, est un homme pressé : ce jeudi 13 Décembre, il doit travailler à 15h. Cela nous laisse une journée pour aller voler à condition de démarrer de nuit tout
simplement.
Donc, départ d’Aix à 4h. pour gravir la Tête des Raisins (2655m. quel nom à la gomme !). Cette tête est située derrière Freyssinières, à gauche sur la route un peu avant Briançon.
Voilà la bête : comme vous le voyez, c’est celle du fond et elle est loin ! 1300m. de denivelée à monter et surtout à faire la trace car la neige est bien tombée. La saison sera bonne
pour nous !
Donc montée en raquettes à neige de rigueur. Elles nous serviront aussi pour décoller si, au sommet, la neige est trop profonde. A pieds, on s’enfoncerait dans la course de départ, surtout si
l’absence de vent nous oblige à une course longue.
Anticyclone signifie froid sec : on démarre par –10° et on se couvre avec notre lingerie fine.
Heureusement, avec le soleil la température devient vite plus clémente, surtout que faire la trace dans 40cm. de neige, ça réchauffe.
Comme vous le voyez, nous rencontrons quelques passages plus raides, mais rien de bien méchant. Jean-Marie est en t shirt s’il vous plaît !!
Arrivés sur une longue ligne de crête, le paysage est grandiose : les Ecrins sont là derrière : Le Pelvoux avec son immense Glacier des Violettes, plus à gauche le Pic sans Nom, le Coup
de Sabre et surtout vers la gauche de cette photo, ce petit bec isolé des Ailes Froides : le sommet oriental. C’est un sommet (3847m.) qui est cher à notre bande de paralpinistes. Il n’en a
pas l’air sur la photo, mais une fois arrivés là-haut, on a toujours la surprise de se trouver sur un décollage école ! Et nous l’avons beaucoup pratiqué !!
Nous n’avons pas pu faire le sommet, car nous nous sommes trompés d’itinéraire et nous étions trop pressés pour rejoindre le bon. Mais comme vous le voyez, le décollage (2450m.) ne pose pas de
problème. On voit au fond de la photo derrière Briançon le Chaberton, montagne à la frontière avec l’Italie qui se décolle bien. On décolle presqu’ensemble côté Nord pour faire le tour de la
montagne avec un vol de 1300m. environ .
L’atterrissage ne pose pas de problème non plus : il est immense, à l’ombre, sauf qu’il faut deviner d’où vient le vent. En l’occurrence, il descend de la montagne. Heureusement avec la
neige les chocs éventuels sont amortis
Voilà, retour à Manosque à 15h30, avec un peu de retard sur l’horaire. Evidemment j’ai cédé : nous avons mangé dans la voiture au retour. C’est promis, la prochaine fois on fait le feu et on
apporte les andouillettes !!!
Les paralpinistes : Serge, Jean-Marie et Pierric. Les photos sont de tout le monde. A+