Le Parapente en Provence
19 Novembre 2008
Raquettes, andouillettes et petites sellettes….
Ce week-end du 15 novembre, Bwana Serge, not’ maît’, nous propose d’aller gravir la crête de la Plane (2350m.), à gauche du Pic de Bure, comme vous le voyez sur cette photo, en passant par le Vallon des Barges (….).


Comme d'hab, nous faisons halte au bar de Serres
ouvert tôt le samedi-dimanche
pour les chasseurs …et nous.
C’est une exigence, car bien sustentés rime avec bien suspentés, bien charpentés, bien etc…
Premier acte : les raquettes

Evidemment, dans nos voitures il fait chaud, et dehors il fait froid dans le petit matin. Première épreuve : enlever nos pyjamas et enfiler les tenues d’alpinistes par 0° et moins….

Le problème du Dévoluy, c’est que la vallée entière est souvent totalement obstruée par une mer de nuage très dense, nous empêchant de voir les zones d’atterrissage. Donc on démarre avec le souci
de faire un tout petit vol là où il reste de la visibilité.

Rapidement on se réchauffe, et nous rejoignons la neige bien aimée.

La pente se redresse au niveau du col. On y aperçoit de belles grottes hélas inaccessibles….

Nous arrivons au col et au soleil.
Ça pourrait aussi voler en sud vers Ceüse. Mais bonjour la navette!!
Le plus délicat sera de franchir toute la ligne de crête assez pentue des deux côtés.


Nous rencontrons au passage une splendide arche naturelle qui focalise une vue magnifique sur la vallée.

Mais le plus difficile reste à gravir.

Deuxième acte : les petites sellettes

En arrivant au sommet, c’est la joie : un déco école
avec un vent de face quasi nul .
Evidemment on fête l’événement avec une fiole de whisky de 20 ans d’âge en fiole tout spécialement amenée par Pierre, qui veut rivaliser avec ma fiole de génépi…


Rapide préparation.....
Et hop, dans nos petites sellettes pour un vol magnifique qui nous fait longer une longue ligne de crête très effilée.

Troisième acte : les andouillettes
On arrive à atterrir près de la voiture, au ras du brouillard. Maintenant que le devoir a été rempli, passons à la récompense.


Pas moins de 3 mètres de saucisse des Pyrénées que Pierre stocke chez lui et dont il assure (il ment) qu’elles peuvent rivaliser avec mes andouillettes !
Je suis d’un naturel très calme, conciliant, enclin au compromis, encourageant les initiatives et donc, je ne dis rien de méprisant!!
D’autant que son whisky est délectable, ses saucisses aussi finalement. Faites le calcul : on en a mangé 75cm. par personne !!! Y ajouter un Sancerre (que Jean-Philippe goûte
jalousement.....et un coteaux d’Aix, un bon camenbert pour l’attente. Bref, la crise des subprimes….

Bon, évidemment on est rentré avec 3g. d’alcool dans les suspentes….