Le Parapente en Provence
17 Février 2009
Durant ce week-end de la Saint Valentin, grâce à un temps splendide, certain quidam
tout de zèle prozélyte revêtu et uniquement soucieux "d’outsourcing", est allé faire le Morgon (curieusement bien plat sur cette photo) dans l’unique but d’enrôler de nouvelles gonzes- membres du
club. Mais, juré-craché, foi de trésorier, c’était uniquement pour augmenter les recettes d’inscription et ainsi payer à tous les subventions SIV… Vous ne serez pas sans remarquer sur cette photo
confidentielle que le quidam en question fait bien monter la voile au dessus avec un bord d’attaque bien éventé…
Nous, pauvres membres normaux si je puis m’exprimer ainsi, nous nous contentons de photos de pub venant défigurer le beau village de
Vergonz (référence alambiquée du titre de cet article dont j'ai honte...), pour gagner Demandolx près d’Annot sur la route Napoléon, point de départ
pour attaquer le sommet des 4 Termes sur la crête de Teillon (1935m.).


Sergio, il nostro guido nous a proposé ce sommet peu élevé et bas dans les Alpes, risques d’avalanche obligent. Décidemment, les Alpes de Haute
Provence recèlent des trésors parapentiques autour de St. André !

La course est vraiment magnifique, qu’on l’entame par Demandolx ou un peu plus haut par Souleillas, à proximité du GR4 (qui va de Royan à Grasse).
Pourquoi aller à Vergonz et y laisser une voiture me direz vous avec perspicacité ?
Parce que Sergov le Stakhanov nous a proposé dans la foulée de faire en enchaînement un autre sommet : la Bernarde tout à côté du
Teillon : 1000m. de vol pour 275m. de montée….
La susdite Bernarde est dans ce fouillis de décos.....
Le départ est magnifique, avec ce petit pont sous la neige dure (nous sommes en face nord du Teillon)
Mais, première erreur, nous sommes partis bien trop tard. Vous voyez cette montagne : elle est débonnaire. Mais n’écoutant que
notre zèle de montagnard, nous décidons de passer par un itinéraire plus pentu que vous apercevez ici, avec deux ressauts en glace. Deuxième erreur, on n’a pas pris la corde et les broches.

Nous sommes obligés de renoncer la mort dans les crampons et de passer par un autre goulet en faisant une traversée assez raide sur notre gauche.



Après l’itinéraire est plus calme et bien soutenu. Mais on a perdu beaucoup de temps pour une montée de seulement 700m. : près de 4h. en tout, + la fatigue.
Au passage, un vautour vient nous toiser.

Juste le temps de faire la photo : il est vite parti. Sans doute a t’il constaté que nous nous en sortirions indemnes : rien à manger donc pour cette fois-ci encore !!
Enfin la récompense alcoolique obligatoire et indispensable. A croire que nous ne montons que pour ça.

Le panorama est à la hauteur de l’effort, même si nous sommes toujours affligés du mandarom au-dessus de Castellane. Oui, vous voyez bien des gros
glaçons en blanc sur le lac.
Suite, tout de suite....