Le Parapente en Provence
23 Avril 2009
Vous n’entendez plus parler de nous, les paralpinistes, depuis belle lurette.
C’est normal, on est en pleine dépression et donc, on se cache. On reste entre nous. On n’a plus rien à acheter comme matos léger pour échapper un peu au bouillon. On enrage de voir les copains faire des plafonds d'enfer!!
La météo en montagne est proprement dégueulasse. Quand ce n’est pas le temps, c’est les risques d’avalanches…. On a pris trois buts successifs (comme à l’OM…) : Crête de la Clape, Teillon, Brêche de Faraud avec redescente à pieds ou en skis de rando…. Et les sacs sur le dos….
On va même plus la regarder, la météo. Aussi, quand vendredi soir à 19h. Jean-Philippe nous assène avec aplomb qu’il y a une fenêtre de beau temps le lendemain entre 10h15 et 10h30 uniquement sur le Dévoluy, exactement sur le Pic de Bure, on met nos casques, embrassons nos femmes et nos enfants, embarquons les parapentes, les andouillettes et le pinard.
A savoir : Philippe et Serge (« il condor passa »), les manosquins ; Michel, Jean-Philippe, Jean-Marc et Pierric.
On part tôt. Première angoisse, y aura t’il un bar ouvert pour le petit café du matin ? On trouve notre veine à Veynes (il fallait la placer celle là !).
On démarre vers 7h. à la gare du téléphérique du Pic de triste mémoire.
Deuxième angoisse : on se retrouve sous la nébia traditionnelle du Dévoluy. Le plafond est bas : va t’on pouvoir voler, et
de quelle altitude ? Va t’on pardonner à Jean-Philippe ou va t’on lui mettre un coup de piolet tout de suite ?

Serge, nous propose un enchaînement : La traversée Héroïque, court vol en parapente pour rejoindre le bas de la Combe de la Baume Noire, remontée vers la grotte du même nom et vol si le
plafond reste en place.
On emporte tout le barda ; cordes, piolets crampons, raquettes. Ça nous fait des sacs conséquents malgré nos voiles strings. Mais
bon ! Quand on aime ...

Comme vous voyez, on joue à cache-cache avec le brouillard. Clarté éclatante de soleil au-dessus, atmosphère sinistre au-dessous.. .

Regardez ce chorum (nom donné à une cheminée dans le Dévoluy): n’est-il pas extraordinaire ?


On le remonte avec délice pour se retrouver sur un petit plateau idéal pour décoller.




Mais la nébia partout. Impossible de voler. On décide de continuer en espérant que le plafond remonte
avec l’avancement de la journée et de la chaleur du soleil. Vous voyez, quand le plafond remonte, le paysage de ce massif est extraordinaire et idéal pour un parapentiste !! Et plein de
neige. Regardez la photo : Pierric n’est pas assis dans la neige, il est tombé dedans !!!!


A un moment, nous nous sommes séparés : les uns sont montés le plus haut possible vers le plateau de Bure,


les autres sont allés visiter la grotte de la Baume Noire.

De superbes orgues de glace lui servent de décor. Et coup de bol, la voûte d’entrée est très haute. 
On va pouvoir y décoller sans pendre la voile au plafond et avec moins de neige pour la course d’envol….

Tout cela se termine comme d’hab….. Dans les cochons, tout est bon.

The Old Pigs Mountain Dream Ozone Team.