Le Parapente en Provence
16 Mai 2005
ex Lundi de Pentecôte pour certain mais pas pour TOUS .
Après un dimanche très venté et la pluie matinale du lundi 16, le ciel de
l'après midi est chargé de beaux cumulus congestus. Pas ou peu de vent, je
me décide de monter au déco du pas du dinosaure.
A 17 heures et quelques,Sébastien et Martin viennent juste d'arriver.
Léger ouest avec des cycles très espacés : pas gagné ! Et pourtant les beaux joufflus attirent le regard comme des aimants. Martin décolle... et pose non loin du champ de tir.
Je décide d'aller sur le plateau voir le déco SO pendant que Sébastien se
prépare. Sur le plateau, le vent oscille entre NO léger et SO quand ça
thermique : pas génial.
Séb décolle, et je le vois effectivement se faire contrer par du NO. Il se bat comme il peut, mais inexorablement il descend pour finalement se poser.
Je décide de monter au déco classique (pfou !). Même chose, le vent est
léger NO (je prépare la voile en NO), puis passe ONO à (je déplace la
voile), bref ça va du OSO au ONO, c'est un peu n'importe quoi...
Après un moment d'hésitation (je regarde Martin redécoller du pas du dino pour rejoindre l'atterro), je finis par m'envoler en direction du promontoire
(ONO), puis je transite vers Costes chaudes, où je trouve enfin une
ascendance à cheval entre les faces N et S.
Je la travaille doucement et l'ascenseur me monte de plus en plus vite à 1500, pas loin des barbules du très gros (et gentil) congestus dont l'ombre couvre la totalité de la Sainte et du Cengle, et bien plus loin que Puyloubier.
Plutôt que de rester à l'ouest pour jouer avec le nuage, je décide d'aller
vers le pic des Mouches.
Longue et tranquille transition en ligne droite, en profitant de la vue superbe.
J'arrive à 1000 m au pic, et me rend compte que la tendance est passée léger E, ce que confirme la « biroute » de Gardanne.
Je repars donc dans le sens inverse, toujours à l'ombre et sans avoir
ressenti une quelconque ascendance ; mais en profitant d'un très léger
dynamique (inexploitable), je n'arrive au baou de Vesprés que 50 m sous la
crête. Je le contourne pour retrouver enfin le soleil réapparu en face sud,
mais nada, pas de thermique, et ça descend plus vite. Encore une longue
transition et je pose face à l'est à la maison Sainte Victoire (manquait 50
m pour passer l'oppidum).
Pour conclure, un thermique qui me monte à 1500, et une transition de 10 km sans thermique : vol original. « A la Sainte Victoire, il faut y croire »
(je me répète). Et vu la météo annoncée cette semaine, croyez-le ou non, je
ne regrette pas du tout ce vol...
A bientôt
Philippe