*LE SECRET DE MAÎTRE JAVOS.*
Introduction :
Ce deuxième petit texte que j’ai écrit est une nouvelle déconnade née d’une discussion avec Hervé, Olivier BRES et les deux Béatrice sur le déco sud de St Hilaire lors d’une démo d’accro, un vendredi soir à la coupe Icare.
Je me suis aussi inspiré des textes de Gilles BOYER (article du 22 septembre sur Parapentaix) que l’on peut retrouver sur le site de Jacques BASCOU (sites voisins sur Parapentaix) : « un Conte Provençal », « le Retour du Scarabée « et « Inénarrable ». Toutes les personnes que je cite dans ce texte sont des gens que j’apprécie énormément et avec lesquels j’ai plaisir à voler, je tenais à le dire.
Qui ne connaît pas Hervé JAVOS sur la Sainte et par delà la Provence.....
Qui n’a pas eu affaire au moins une fois à sa légendaire gentillesse....
Lorsque j’ai commencé à voler de façon autonome sur la Ste, il y a cinq ans de cela, il m’a de nombreuses fois données de judicieux conseils. Souvent nous nous sommes retrouvés au Pic des Mouches en étant montés par la face sud.
Aujourd’hui je ne le fais plus, je monte par le Nord, mais lui continue par le Sud et nous nous retrouvons comme autrefois, mais cette fois avec un objectif tout autre :
Quitter la Ste et partir en cross vers le nord, le nord-est, ou le nord-ouest en fonction du vent météo du moment......... Je tiens tout de suite à rassurer le lecteur, cette histoire va bien partir en vrille, ce n’est qu’une question de temps. Ceux qui ont lu « la Théorie des Vaches Savoyardes » le savent parfaitement : tout commence bien, comme un vol tranquille, puis petit à petit ça part en couilles, ça décroche et c’est le départ en négatif.......mais pour l’instant nous n’en sommes encore pas là...
Or donc, je n’étais pas en train de passer de la pommade à l’ami JAVOS, ce que je disais n’était que pure vérité comme d’ailleurs la fin de mon histoire quoique certains pourraient en penser. En effet, les talents de pilote d’Hervé ne sont plus à démontrer : la preuve, pas plus tard que la semaine dernière :
(Marc LASSALE est là pour le confirmer, article du 24 septembre sur Parapentaix), ce dernier décolle du pas du Dinosaure dans sa tenue habituelle.
· J’en profite pour ouvrir une parenthèse qui aura son importance par la suite :
Hervé vole été comme hiver en caleçon, en short diront certains, et en petit polo. Ce caleçon est très ample et de surcroît, Hervé le remonte quasiment sous les aisselles : ridicule allez vous penser, mais vous le Verrez ultérieurement, ce détail est la pièce maîtresse de son secret
...
Cette tenue est complétée par une paire de gants de ski, bizarre mais c’est comme ça ! -
Or donc ce jour, après avoir décollé, et alors qu’il était bien au dessus de la Croix, il se rend soudainement compte qu’il avait oublié ses gants sur le déco !!!!
· « Que c’est ballot » se dit-il, « c’est le coup à attraper une onglée »
.
Pensez vous, à la Ste, en septembre à 4h de l’après midi, il faut se méfier, et puis une belle paire de gants comme ça, on pourrait bien me la piquer.
Ce disant, il ne fait ni une ni deux, il envoie les 360, pose aux oreilles pile poil sur le Dino, ramasse ses gants sans sortir de la sellette et décolle illico pour remonter derechef à la Croix.
Rien que d’y penser, j’en reste baba d’admiration :
Ceux qui connaissent le Dino savent pourquoi. Les autres, si un jour vous y venez, vous comprendrez pourquoi !!! En effet, les abords du Dino sont tellement inhospitaliers que n’y a pas intérêt à se rater !!!
Vous commencez à vous rendre compte à quel pilote vous avez à faire,
C’est que le Hervé, ce n’est pas un Mickey !!!C’est un costaud, il a D’ailleurs soit dit en passant, décollé plusieurs fois du Mont-blanc :
L’été prochain je serai peut-être du voyage avec lui, c’est vous dire !!!
Mais ses qualités ne s’arrêtent pas là : c’est le seul pilote à ma connaissance qui soit capable, l’automne venu, de ramasser des champignons en vol sur Costes Chaudes.
Oui, vous avez bien lu, j’ai bien dit en vol, pas à pied !!! Impossible me direz-vous, c’est ici que l’histoire part en vrille, et bien non !!!
Hervé gratte tellement près sur Costes Chaudes qu’il peut « faire les champignons » en volant, pas avec les mains bien sûr, il faut tout de même piloter, mais avec le fond de la sellette :_* vé-ri-di-que !!!!*_ Ca ne vous suffit pas, vous en voulez encore, je vais vous en redonner....
Un jour, un novice lui demande comment raccrocher la Croix en partant du Dino.
Hervé lui explique le travail sur les mamelons à la sortie du déco, puis la petite mais ô combien angoissante transition sur Costes Chaudes (il faut dire que la première fois on a toujours l’impression qu’on va finir au pas de tir), puis il se met en l’air et monte à la Croix. Mais ce jour là, j’y étais, les conditions n’étaient pas fumantes et on avait du mal à tenir au niveau de la falaise. Le débutant bien entendu « ramait » comme un malheureux sur les mamelons, n’arrivant pas à s’extraire et n’osant pas tenter la transition sur Costes Chaudes.
Qu’à cela ne tienne, notre Hervé national quitte dare-dare le sommet qu’il avait eu du mal à gagner et file chercher le débutant par la main pour lui montrer le chemin.
Mais nenni, l’autre ne voulait pas quitter ces mamelons qu’il caressait depuis une heure (les mamelons à droite du déco, je précise, pas ceux d’Hervé, c’est pas une histoire de cul !!!) Si ce n’est pas de la gentillesse ça, hein !!!! Le problème, c’est que le Hervé il avait pas vu passer l’heure, et qu’en haut ça tenait de moins en moins et que quand il a voulu repasser sur Costes Chaudes ça le faisait vraiment plus, alors là, le Hervé il a pas ramassé que les champignons, il a fait la totale de chez Ducros : le thym, le romarin, le basilic, la menthe sauvage, les herbes de Provence, et même le kermès que c’est pas comestible..........mais il s’en est sorti et est arrivé à raccrocher....ça vous en bouche un coin !!!
Total Respect.
Ca y est, vous commencez à cerner le personnage.....vous vous dites qu’il est très doué, qu’il a beaucoup d’expérience, qu’il a une bonne voile !!!
Certes, la Valluna est une bonne aile, même bien chargée à deux dessous, mais ça le Hervé il aime pas trop qu’on en parle, il aime pas qu’on le compare à Manu Bonte, et puis il a eu des mots avec le Francis à ce sujet, alors basta !!!!
Comment donc fait il pour être si fort êtes vous en train de vous demander, quel est donc ce fameux « secret de Maître Javos », parc que vous croyez qu’en le connaissant vous allez tous devenir des bêtes comme lui !!!
Prétentieux que vous êtes !
Excusez moi, je ne devrai pas parler de la sorte aux courageux lecteurs que vous êtes, mais ce secret j’ai mis tant d’années avant de le percer que j’ai du mal aujourd’hui à le divulguer. Mais bon ...
Rappelez-vous, dans le n° 101 de Parapente Mag, l’article : * »le pilotage en* turbulence ». Marc BOYER disait : * »voler avec un casque intégral nous prive d’une grande* *partie d’informations tactiles et de ces indispensables sensations auditives*. »
Et bien le Hervé lui est allé beaucoup plus loin dans ce domaine, il est remonté jusqu’au Concept suprême du Kinesthésique (reportez vous à l’article cité ci-dessus si vous n’arrivez plus à suivre ...) C’est pour cela qu’il vole avec un casque jet, sans ALTI-Vario, sans radio, avec tout juste un téléphone portable, mais ça c’est pour le business et pour que sa femme sache où il est, (mais entre nous ceci ne nous »regarde pas »)*,*et bien entendu, le fameux caleçon hyper large, détail extrêmement important.....
Vous allez me dire :
· « C’est pas un peu ledge pour partir en cross du Pic en sachant qu’il va falloir faire au minimum 1850 m au-dessus de la Ste, puis une fois arrivé au plaf (entre 2000 et2600m, parfois même plus), il faudra analyser le vent météo pour pas se gourrer de direction »
· J’en connais un comme ça qui même avec un GPS s’est retrouvé deux fois posé à Jouques ou à Peyrolles, je ne sais plus, mais c’est du pareil au même -
.
Et bien non, Hervé, lui, peut le faire. C’est pour cela qu’un type comme Olivier BRES, lui aussi pilote d’exception, parle de lui en ces termes : « Hervé, c’est ma Référence, mon Maître, mon Mentor..... » Explications : souvenez vous de la loi thermodynamique sur le gradient adiabatique : « *un volume d’air en élévation se refroidit invariablement de 1°c tous les 100m*. »
Vous croyez avoir pigé : ça y est, vous vous dites que le Hervé y vole avec un thermomètre à la main........ Petits joueurs que vous êtes, essayez donc pour voir :
· « Alors je suis parti du Pic, il faisait 50°c en plein cagnard, il fait maintenant 48°c, je dois donc être aux alentours de 1200m, quand je serai à 41°c, j’aurai atteint 1900m et je pourrai commencer ma transition .... »
Super, génial, pas con finalement ce truc !! Et, oh, dans du +0,5 ms t’as plutôt intérêt à avoir un thermomètre électronique vachement précis !!!!! Et puis si c’était aussi simple que ça, les fabricants d'Alti-vario y z’auraient fait faillite depuis des lustres !!!
Allez, ne cherchez plus, je vous ai fait languir depuis trop longtemps, je vais vous le livrer ce secret, je sens que vous êtes à bout.
Je vous donne un indice supplémentaire : le Hervé y vole avec une sellette de bi placeur, vous savez, celle avec les larges cuissardes
.......
Ca y est vous avez trouvé, non, toujours pas ....allez faites un petit effort, rassemblez toutes les pièces du puzzle : *la sellette de bi placeur* pour voler les cuisses écartées, le caleçon large et remonté jusqu’aux aisselles pour* bien sentir la masse d’air*, la loi du gradient adiabatique et le concept du *kinesthésique poussé à son extrême.* Toujours pas trouvé ????? C’est sûr vous ne suivez pas !!!!! Bon je vous donne la solution en désespoir de cause ... Alors écoutez moi bien : quelle est la partie de notre corps à nous les mecs qui est la plus sensible aux variations de température ?
· le visage ? faux, il nous sert pour apprécier le vent relatif
· les mains ? faux, d’ailleurs le Hervé y vole avec des moufles
Pourtant vous vous êtes tous baignés un jour d’été en Bretagne dans de l’eau à 11°, et là que s’est il donc passé dans votre « moulebite « made in Décathlon ?
Vous n’avez plus retrouvé l’engin qui faisait de vous le bellâtre de la plage et sur lequel con_*verge*_nt (avouez que je vous aide) tous les regards de femmes en manque au grand désespoir de leurs maris jaloux ....
Mais je m’égare ce n’est pas le sujet de notre conversation ...
_*Ce sont donc les roubignoles de l’ami Hervé qui lui permettent de si bien voler ...
*_Voilà, j’ai lâché le morceau, je vous l’ai dit, maintenant vous savez.
Et oui, au fur et à mesure qu’il monte la peau de ses roustons d’une sensibilité hyper développée se rétracte au contact de l’air qui fraîchit (cf le gradient adiabatique) puis les coucougnettes rentrent se mettre au chaud :
· « Putain ça caille à 2500m tu trouves pas ? »
· « Ah ouais, vas prévenir le gland d’en haut qu’il rentre lui aussi se mettre à l’abri à l’intérieur, il est encore capable d’attraper un rhume de cerveau.. »*
· Extrait d’une conversation de micro météo entre les testicules droit et gauche d’Hervé à propos de la baisse de température liée au gain d’altitude.
Vous êtes dubitatifs, je vous sens sceptiques, vous vous dites : c’est des conneries tout ça, le Loïc y nous prend pour des débiles, ce truc là ça marche pas !!!
Ca marche pas avec vous et moi qui avons l’habitude de voler le cul bien calé au fond de notre sellette et qui enroulons les jambes croisées, les roubignoles bien au chaud dans notre combinaison bien douillette ... Changez votre façon de voler, développez le kinesthésique et le préhensiotactile de vos burnes (prenez aussi un cachet d’aspirine si je commence à vous gaver grave !!!!)
Il faut dire que le Hervé, depuis le temps qu’il vole les couilles à l’air, il l’a vachement développé ce sens là !!!! À elles seules ses coucougnettes valent bien mieux que tous les Brauninger, Flytec, MLR, Magellan et autres appareils de mesure réunis. Ouais, d’accord vous allez me dire OK, mais pour enrouler le petit thermique la peau des roupettes qui se rétracte ce n’est pas vraiment efficace !!!
Les poils très chers lecteurs,* tout est dans les poils* !!! Souvenez vous la queue des vaches dans « La Théorie des Vaches Savoyardes » (un très bon article que je vous recommande vivement de lire si ce n’est pas déjà fait) :
Qu’y a t’il au bout de la queue des vaches ? : Des poils, et à quoi servent ils ? :
· à indiquer le sens du vent, le flux de la masse d’air ...
Utilisez tous les capteurs sensoriels de votre corps qu’il disait l’ami
BOYER, même vos cheveux qui sont en quelque sorte de très longs poils
.
Un exemple : la dernière fois je vais voler à l’ouest en fin d’après midi, il y a foule au Dino et nous décidons Georges, Laurent et moi de monter au petit déco du pas de l’Escalette sous Costes -Chaudes. Arrivés là haut, pas de biroute, pas la moindre flamme : qu’à cela ne tienne, nous plaçons l’ami Laurent et ses longs cheveux juste devant le déco en guise de manche à air : la bouffe passe, ses cheveux se mettent à flotter au vent, je lève la voile et décolle nickel : merci Laurent. Ouais d’accord je ne vais pas non plus toujours me balader avec le Laurent pour réussir mes décos. Mais vous, emmenez donc votre copine sur le déco, pas si elle a des tresses car dans ce cas vous ne volerez que par Mistral, et évitez aussi les blondes, quand elles arrivent sur un déco elles indiquent toujours vent de cul, j’ai jamais compris pourquoi, mais c’est toujours comme ça !!!
Bon j’en reviens aux poils les plus intéressants pour enrouler le thermique : les poils des burnes.
Comme vous avez dû le remarquer, ils ne sont pas raides mais légèrement frisés, comme vous le savez sûrement, un thermique est une sorte de volute d’air, un enroulement de particules et de molécules, et bien quand le thermique se pointe sous la sellette d’Hervé il s’engouffre via les cuissardes dans son ample caleçon, et là ses poils se torsadent légèrement.
Plus le taux de montée est important plus ils frisent (en plus ils lui indiquent dans quel sens enrouler, elle est pas belle la vie !!!) et quand il se retrouve avec de petites nattes autour des burnes qui, sous l’effet de la rétractation de la peau des bourses se sont réfugiées sous sa verge qui, elle même sous l’effet du froid lié au gain d’altitude est passée de 42cm au repos à 37.5cm à 8°c de température ambiante,........ alors là, et seulement à cet instant précis, il sait qu’il a atteint le plaf : il regarde alors dans quel sens ses petites nattes sont positionnées, en déduit la direction du vent météo à cette altitude et peut alors partir serein en transition vent de cul .
Fin de la démonstration scientifique, j’espère que vous avez pigé, je ne ré expliquerai pas, voilà, maintenant vous connaissez tous le secret de Maître Javos, n’allez pas non plus jeter vos varios, altimètres, compas, GPS, radios, sellettes avec airbag, combinaison d’hiver et autres, parce qu’avec ce matos y a des gus qui font 68 bornes et d’autres bien plus encore (du style 120 voire même 160.)
Maintenant, au boulot au cas où, un jour toutes les batteries de vos instruments tomberaient en panne en même temps.
Deux méthodes sont envisageables pour rattraper le temps perdu :
- La première, chez vous peinard, tranquillement assis à poil sur une chaise : munissez vous d’un sèche-cheveux avec variateur de soufflerie et interrupteur chaud / froid ainsi que d’une poche à glaçons.
Au tout début, interrupteur sur chaud et soufflerie sur 1 simulez la bonne bouffe qui passe devant le déco (tenez le sèche-cheveux à environ 20cm de vos bourses).
Puis, progressivement augmentez la soufflerie, toujours sur position chaud : vous êtes dans un bon + 4ms.
Etape suivante, soufflerie à donf en position tiède, vous vous prenez un pétard teigneux et cisaillé, vous êtes dans du +6ms dur à centrer. Montez d’un niveau, baissez la soufflerie et placez la poche à glaçons sous vos burnes : l’ascendance est plus organisée, vous montez au nuage.
Fin de l’exercice, coupez la ventilation et maintenez la poche à glaçons plaquée sur les boules, ouais je sais, c’est pas évident, mais ça y est vous êtes au plaf à 2800m.
Renouvelez l’exercice plusieurs fois pour affiner vos capteurs sensoriels et développer le tactilokinesthésique qui sommeille en vous et qui ne demande qu’à s’épanouir ...
Je tiens à préciser que je n’ai pas moi même testé cette méthode et donc que je ne pourrais être tenu pour responsable des éventuels *effets secondaires mineurs *qu’elle pourrait entraîner :
· brûlure au 3ème degré (j’ai dit à 20cm, pas de contact direct !!!)
· problèmes d’érection
· impuissance passagère
Par contre, je reste à l’entière disposition des épouses et autres copines des futures victimes de cette méthode pour les dédommager en personne de ces désagréments ...
- La deuxième : mise en situation pratique immédiate, aller voler dans la calanque des Pierres tombées, haut lieu du nudisme marseillais : le déco est un peu falaise, l’attéro assez scabreux, mais ça devrait quand même le faire et là au moins personne ne vous regardera bizarrement quand vous poserez à poil dans votre sellette. Autre solution, la dune du Pyla, hiver comme été, c’est plus en dynamique qu’en thermique, mais pour commencer ça suffit largement, le seul hic c’est que ce n’est pas la porte à coté.
Voilà, c’est fini, vous pourriez penser que cette histoire n’a ni queue ni tête et pourtant on ne parle que de queue depuis le début, et vous, si vous êtes arrivés jusque là, c’est que je ne vous ai pas trop pris la tête .....
Post-scriptum : à l’heure où je tape ces derniers mots, je viens de recevoir un troisième commentaire à mon article sur « La Théorie des Vaches Savoyardes » ce qui m’encourage à vous livrer celui-là. Merci de m’avoir lu.
A + en l’air et sur Parapentaix
Loïc