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Publié par VIZIR


Samedi 31.


Serge, Jean-Marc et moi supputons que Dame Météo va ouvrir une petite fenêtre (à la française) de beau temps. Après cette longue période de manque de convolage, nous nous jetons sans hésiter sur cette ouverture incertaine mais pleine de promesses pour ceux prêts à s’y risquer. Jean-Marc me disait (en aparté, bien sûr) qu’il était fou de ces météos putatives et tentatrices qui récompensent souvent ceux qui acceptent de s’y laisser surprendre. Serge, qui ne veut pas rester sur la touche si je puis dire, surenchérit, lui qui, d’une manière touchante, dit qu’il n’y avait même pas pensé cette fois-çi….

Dame Météo donc nous laisse entrevoir que plus on ira vers en haut  (de la carte..) plus elle sera bonne….

Forts de cette assurance, on décide d’aller aux Ecrins, faire le Pic de Dormillouse (3350m .). 1700m. à monter quand même. Comme la fenêtre n’est ouverte que de 11h. à 15h., on doit partir tôt

Jean-marc, qui ne veut pas être trop éloigné lors de ces bons coups, vient dormir chez moi. Il n’en dort pas de la nuit le bougre, d’autant plus qu’on se lève à 1h30 du matin…



Arrivés au Pré de Mme. Carles à 5h.15, il pleut. Qu’à cela ne tienne, nous tentons l’aventure quand même. Combien de fois ne l’avons-nous pas fait ! Et souvent cela marche !! La Dame récompense souvent finalement les persévérants. Mieux vaut en effet un persévérant qu’un velléitaire dans ce genre de sport..

 










Départ du pré. Comme toujours, cette photo est banale. Mais la discussion est ici du genre : « les raquettes, on les prend pas, les radios, on les prend ?, On prend les crampons légers, pas de guêtres, pas de ceci, pas de cela, etc. Bref, tout pour s’alléger !

 



















Les choses sérieuses commencent après le petit col qui prend pieds sur le lit du glacier. Beaucoup de neige et bien molle. Donc on s’enfonce et la progression va être lente et pénible sans raquettes.








Le petit pont qui enjambe le torrent du glacier n’a pas encore été réinstallé : il faut chercher un passage délicat.. 












 





On atteint le refuge en plus de 2h. au lieu de 1h30. Et le plus dur reste à faire : deux couloirs dont vous voyez le premier. Notre moral baisse, surtout qu’au lieu de nous échauffer, on s’enfonce parfois jusqu’à la taille dans la neige. 

























Sagement, on décide, après 1000m. de dénivelée de décoller sur place, sur le déco que vous apercevez sur les photos.





 Parfois le ciel se dégage vers le haut sur le panorama grandiose des Ecrins, notamment sur le vol nord du Pelvoux dont vous apercevez le déco et qui est sur notre carnet de bal.












En attendant, cette photo vous montre que l’attéro est complètement caché par les basses couches.



























Après s’être fait une piste d’envol en tassant la neige pour éviter de s’enfoncer, on attend, zen, que les conditions soient bonnes. Le risque est évidemment que le trou dans les nuages se referme une fois en vol… Mais Dame météo est clémente malgré notre impuissance à monter au sommet, et les trois vols se déroulent sans problèmes….

 Morale : aux innocents (surtout moi) les voiles pleines…. de vols !

Serge, Jean-Marc, Pierric
Photos: Jean-Marcn et Pierric 

 

 

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Marc Lassalle 02/06/2008 08:51

Bonjour,J'en connais qui ont un moral d'enfer.En effet projeter de monter au Pic de Dormillouse en partant en pleine nuit d'Aix (avec la neige récente tombée en altitude), c'est assez bluffant...De plus avec la météo annoncée, j'étais persuadé que vous ne voleriez pas !Chapeau bas pour l'obstination et pour la réussite (même si vous n'êtes pas montés au sommet) !!!!A+ et bons vols à tous.Marc Lassalle